Moody's maintient la note de la France, mais en perspective négative
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Moody's est la quatrième agence en un mois et demi à apprécier la note souveraine française.
MS/MR - REUTERS - Mike Segar
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Moody's est la quatrième agence en un mois et demi à apprécier la note souveraine française.
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La sentence est tombée, en plein débats budgétaires. L'agence de notation Moody's a rendu vendredi soir son verdict en plaçant sous perspective négative la note de la France, qui reste néanmoins en Aa3 (haute qualité).
Moody's justifie cette décision en raison de l'instabilité politique du pays, qui pourrait selon elle entraver la lutte contre les déficits publics et l'endettement. Avec cet abaissement de perspective, Moody's explique vouloir refléter « les risques croissants d'un affaiblissement des institutions et de la gouvernance en France, ainsi que d'un recul partiel des réformes structurelles ».
Elle souligne le risque de « fragmentation durable du paysage politique du pays », qui risque « de nuire au fonctionnement des institutions », avec des gouvernements « continuant à lutter pour obtenir une majorité parlementaire ». Une incapacité à obtenir des lois qui règlent « efficacement les défis affaiblirait les institutions du pays », poursuit-elle. « En l'absence de budgets qui contiendraient (efficacement) les dépenses ou augmenteraient les recettes, le déficit resterait plus large et plus durable que ce que nous prévoyons actuellement », souligne l'agence.
Pour le ministre de l’Économie, Roland Lescure, la décision de Moody's « témoigne de l'absolue nécessité de construire un chemin collectif vers un compromis budgétaire ».
Moody's est la quatrième en un mois et demi à apprécier la note souveraine française, les trois autres l'ayant pour leur part abaissée d'un cran. Fitch, le 12 septembre, a abaissé la note de AA- (dette de bonne qualité) à A+ (dette de qualité moyenne supérieure). S&P Global a fait de même vendredi dernier. Morningstar DBRS avait également abaissé la note française en septembre.
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Toutes soulignent l'instabilité politique depuis la dissolution, qui pèse sur les finances publiques et paralyse partiellement deux moteurs de croissance, la consommation des ménages — leur taux d'épargne atteignant 18,9% de leur revenu au deuxième trimestre — et les investissements, qui ont baissé en 2024 de 5,6% pour les ménages, selon l'Insee, et de 2,4% pour les entreprises.
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