Budget 2026 : le PS ressort de Matignon sans avancées concrètes
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Le premier secrétaire du Parti socialiste, accompagné de Boris Vallaud, Patrick Kanner et Johanna Rolland, à leur arrivée à Matignon.
ZEUS - ZUMA Press Wire via Reuters
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Le premier secrétaire du Parti socialiste, accompagné de Boris Vallaud, Patrick Kanner et Johanna Rolland, à leur arrivée à Matignon.
ZEUS - ZUMA Press Wire via Reuters
Réunis mercredi matin à Matignon, les dirigeants socialistes sont repartis « sur leur faim ». À l’issue d’un entretien de près de deux heures avec le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, Olivier Faure a regretté des « intentions très floues » sur le futur budget 2026, alors que le PS détient une partie des clés de la majorité parlementaire.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, accompagné de Boris Vallaud, Patrick Kanner et Johanna Rolland, avait pourtant fixé ses conditions avant même de franchir la porte de Matignon. Sur X, Olivier Faure avait rappelé son « paquet » de mesures : taxe « Zucman » sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, hausse des salaires nets jusqu’à 2 000 euros, suspension de la réforme des retraites et relance écologique. Le PS évalue à 21,7 milliards d’euros le gain budgétaire de son plan, dont 15 milliards issus de la nouvelle taxe.
« Pour l’instant, nous sommes restés sur notre faim et nous verrons bien ce qu’il a à nous dire dans les prochains jours », a déclaré Olivier Faure, qui a mis en garde le Premier ministre contre la tentation d’une méthode à la François Bayrou : « Les mêmes causes produiraient les mêmes effets et nous censurerions dès la déclaration de politique générale. »
La rencontre s’est tenue à la veille d’une importante journée de mobilisation syndicale, que le PS voit comme un levier supplémentaire dans le bras de fer budgétaire. « Ces manifestations seront aussi un élément du rapport de force que nous devons installer avec un exécutif qui, jusqu’ici, n’a pas fait la démonstration de sa capacité à comprendre la colère des Français », a insisté Olivier Faure.
Les socialistes affirment ne pas rechercher « la censure » ou « la dissolution », mais entendent obtenir des « concessions très claires » avant toute négociation. Le député Philippe Brun a évoqué des pistes d’assouplissement, comme l’exclusion des start-up – à l’image du champion français de l’IA Mistral – du champ de la taxe Zucman, mais a rappelé que la suspension de la réforme des retraites était « un incontournable ».
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Nommé il y a une semaine, Sébastien Lecornu consulte à tour de rôle les forces politiques et sociales pour éviter un rejet du budget à l’Assemblée. Après les socialistes mercredi matin, il devait recevoir les écologistes, puis Jordan Bardella et Marine Le Pen pour le Rassemblement national, première force de l’Assemblée. Les dirigeants de La France insoumise, eux, ont refusé de se rendre à Matignon.
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Pour le nouveau Premier ministre, l’enjeu est double : composer un budget susceptible de passer le cap du vote tout en rassurant une opposition fragmentée et une opinion publique exaspérée. Sa volonté de « travailler sans idéologie » sur la fiscalité des hauts patrimoines n’a, pour l’heure, pas convaincu les socialistes, qui attendent des actes.
(avec AFP et Reuters)
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