Maya Noël (France Digitale) : « La taxe Zucman, c’est se tirer une balle dans le pied »
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Maya Noël
France Digitale
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LA TRIBUNE – Le France Digitale Day se tient dans un contexte tendu pour les start-up, entre levées de fonds en berne, instabilité politique mondiale et craintes fortes vis-à-vis du budget 2026. Cette situation a-t-elle un impact sur la santé du secteur ?
MAYA NOËL – Oui, il y a une série de signaux d’alerte qu’il faut prendre au sérieux. Comme le montre le baromètre annuel que nous venons de publier avec EY, les levées de fonds continuent de décrocher au premier semestre avec seulement 2,8 milliards d’euros levés, soit une chute de 35 % en valeur et de 24 % en volume sur un an. On retombe à des niveaux pré-Covid.
La dynamique des créations de start-up et d’emplois ralentit fortement aussi. Notre constat est que la confiance s’érode parmi les entrepreneurs et investisseurs, et que la France devient moins attractive.
Pourtant, la French Tech continue de croître…
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La situation n’est pas dramatique, car on reste effectivement dans un écosystème en croissance. Mistral vient de lever 1,7 milliard d’euros avec un acteur européen, ASML, donc il y a même de bonnes nouvelles qui montrent que la tech française est devenue une force pour l’économie. Ce n’est pas rien : il y a 16 200 start-up en 2025, soit 1 200 supplémentaires par rapport à l’an dernier, qui génèrent 1,5 million d’emplois directs et indirects, soit une progression de 11,5 % en un an.