Le député (Modem) du Loiret Richard Ramos mènera d’ici fin 2025 une mission d’information sur les risques sur la santé engendrés par les résidus d’hexane, utilisé dans les huiles de cuisine, et décelés dans les œufs, la viande ou le lait infantile. Un non-problème selon les industriels du secteur.Alors que la sécurité alimentaire et le bien manger constituent un sujet de préoccupation majeur pour 75% des Français, selon le dernier sondage d’Opinionway de mars 2025, le député de la sixième circonscription du Loiret Richard Ramos, qui a déposé en mars dernier une proposition de loi visant à proscrire l’hexane, veut jeter un nouveau pavé dans la mare de la malbouffe. Le parlementaire de la sixième circonscription du Loiret, déjà auteur en 2022 d’un texte législatif réduisant les doses maximales de sels nitrités dans la charcuterie et le jambon voté à la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale, repart en croisade cette fois contre l’hexane.
Ce solvant, utilisé depuis plusieurs décennies par les industriels de l’agroalimentaire pour optimiser l'extraction des huiles issues des graines de tournesols, de colza, de maïs, d’arachide et de soja, se retrouverait sous forme de résidus dans les huiles mais aussi dans certains aliments. Conséquences : des risques sur le système nerveux central et de développement des maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer et Parkinson, d’après l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).
Pas d’obligation d’affichage de l’hexane
Si les quantités de ces résidus seraient inférieures à la réglementation française, soit 1 milligramme d’hexane toléré par litre d’huile, cette dernière date de 1996. Elle serait donc obsolète au vu des dernières données scientifiques sur les risques encourus du fait de cette substance, selon Richard Ramos. De son côté, l’Agence européenne, de sécurité des aliments (EFSA), a aussi estimé courant septembre 2025 qu’il fallait réévaluer la toxicité de l’hexane...et sans doute les limites autorisées pour ce solvant pétrolier dans la nourriture. L’ONG Greenpeace est également entrée dans la danse anti-hexane avec la sortie le 22 septembre d’une étude au vitriol sur les dégâts engendrés par le solvant.