La malbouffe dans le viseur des députés
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Le soda est responsable de nombreuses maladies, notamment du diabète qui s'élève à 47,3% en France.
LTD/Pauline Pauget/Hans Lucas via Reuters
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Le soda est responsable de nombreuses maladies, notamment du diabète qui s'élève à 47,3% en France.
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Pour une fois, la mesure a fait l'unanimité. Lors de l'examen du budget de la Sécurité sociale en commission des affaires sociales, les députés ont tous voté en faveur d'une taxe liée à la teneur en sucre des produits alimentaires transformés. La « taxe soda », appliquée depuis 2012 en France, devrait aussi être modifiée afin de renforcer les « effets de seuil ». Les députés espèrent ainsi que les industriels modifieront leurs recettes afin d'en diminuer la teneur en sucre. Pour rappel, ce dernier est responsable d'une multitude de pathologies allant du diabète de type 2 aux cancers en passant par l'obésité. Or les autorités sanitaires tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme.
En septembre, Santé publique France a alerté sur l'augmentation des cas de surpoids et d'obésité en France, où plus de la moitié de la population est désormais concernée. Même avertissement du côté des cancers, dont le nombre a doublé entre 1990 et 2018. Le sucre est l'un des facteurs de l'inflammation des tissus à l'origine des tumeurs. Une situation critique qui a fait réagir les politiques, alors que la prévention est l'un des leviers les plus efficaces pour limiter les dépenses en santé.
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Pour rappel, la prise en charge de l'obésité et de ses complications représente un coût évitable de 10,6 milliards d'euros par an pour l'Assurance maladie, les complémentaires santé et les entreprises, estime le cabinet d'études Asterès. Les députés ont donc décidé de rendre obligatoire la mention du Nutri-score sur les supports publicitaires pour les denrées alimentaires. Une taxe sur les alcools, notamment sur les bières aromatisées et sucrées ou les bières à « fort degré alcoolique » a également été votée. Mais, pour les associations, la marche est trop petite. « Il faudrait faire passer la TVA de 5,5 % à 20 % pour les produits qui ajoutent trop de sucre », plaide Catherine Simonin, présidente de la commission politique de santé à la Ligue contre le cancer.