Cognac : la filière appelle l'Etat au secours pour financer un plan d'arrachage
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Des plants de vigne dans la région de cognac, où le vignoble envisage un plan d'arrachage.
Yohan Bonnet
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Des plants de vigne dans la région de cognac, où le vignoble envisage un plan d'arrachage.
Yohan Bonnet
Il n'est désormais plus question d'arrachage temporaire mais définitif pour le premier spiritueux français. Après un plan lancé en début d'année visant à diminuer de façon passagère la superficie du vignoble, Cognac veut pour de bon réduire la voilure et enrayer la surproduction via l'arrachage ferme. Le potentiel s'élèverait jusqu'à 5 000 hectares révèle à La Tribune le Bureau national interprofessionnel du cognac (Bnic) face à un fort contexte de crise. Un mot qui n'est plus tabou pour ses représentants.
« Nous étions précédemment confrontés à une baisse du marché mondial des spiritueux. Le dossier chinois nous a fait passer dans une situation de crise spécifique au cognac », reconnaît aujourd'hui Raphaël Delpech, au sujet de l'enquête anticoncurrentielle menée par Pékin sur les trois principales maisons de cognac qui a engendré une forte baisse des ventes en Chine. Une procédure initialement menée en représailles à l'Union Européenne pour tenter d'empêcher, en vain, la taxation des véhicules électriques chinois par Bruxelles.
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Et tandis que le deuxième marché du cognac se grippe, le premier ne fait guère mieux. Aux États-Unis, les spiritueux français n'ont pas été exonérés des foudres douanières de Donald Trump. Avec +15 % de droits de douane, le marché est également en repli.
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Les ventes dans le monde avaient déjà signé un plus depuis dix ans en 2023 et 2024. Mais 2025 s'annonce encore plus noire. Dans le même temps, avec 88 000 hectares en production, le vignoble n'a jamais été aussi étendu que depuis les années 1970. Voilà bien le cœur du problème. A l'heure où le commerce dégringole, les chais sont pleins et la culture des vignes pèse sur le dos des exploitations.