Dans le cadre de l'examen du budget 2026, les députés ont adopté un statut du bailleur privé en réponse à la crise du logement. Sauf que l'amendement ne satisfait ni les investisseurs locatifs ni même le sénateur (LR) Marc-Philippe Daubresse, auteur d'un rapport sur le sujet pour le gouvernement Bayrou.
Agents et promoteurs immobiliers l'attendaient avec impatience : le statut du bailleur privé. Le dispositif a enfin été adopté, vendredi soir, par les députés dans le cadre de la loi de finances 2026. Son objectif : faire du propriétaire bailleur un agent économique à part entière en refondant en profondeur la fiscalité des revenus applicables aux loyers. Et ce, en remplacement du dispositif d'investissement locatif dit Pinel qui a pris fin le 1er janvier 2025.
Dans la copie du gouvernement, il était proposé que pour les logements acquis neufs ou en état d’achèvement, à compter du 1er janvier 2026 et loués nu pendant une durée minimale de neuf ans par leur propriétaire, le contribuable bailleur puisse déduire de ses revenus fonciers un montant de 2 % par an de la valeur du bâti.
Pour l’immobilier ancien, l'exécutif défendait un mécanisme incitatif pour accompagner la rénovation énergétique de logements anciens, conformément aux exigences de performance posées par la loi Climat et Résilience de 2021 en matière de décence des logements. Autrement dit, pour sortir les bouilloires et les passoires interdites à la location depuis le 1er janvier 2025 pour les logements G, et à compter de 2028 et 2034 pour les F et E.
Un TRI de 1,61 % sur 20 ans...
Le statut finalement adopté par l'Assemblée nationale, vendredi soir, prévoit un amortissement fiscal de 3,5 % par an pour un logement neuf à loyer intermédiaire, 4,5 % pour un logement social et 5,5 % pour un logement très social, dans la limite de 80 % de la valeur du bien et 8 000 euros par an pour deux logements maximum.
Pour l'immobilier ancien, qui devra être rénové pour un montant représentant au moins 20 % du prix d'acquisition du logement, les taux d'amortissements sont de 3 % pour le logement locatif intermédiaire [pour les ménages trop riches pour le parc HLM, trop pauvres pour le parc privé libre, Ndlr], de 3,5 % pour le logement social et de 4 % pour le logement très social.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.