Crise du logement : agents et promoteurs immobiliers s'accrochent au statut du bailleur privé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un appartement à Caen (Photo d'illustration)
WikimediaCommons
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un appartement à Caen (Photo d'illustration)
WikimediaCommons
C’est LA mesure que les professionnels du logement attendent avec impatience : le statut du bailleur privé, à savoir faire du propriétaire bailleur un agent économique à part entière et refondre en profondeur la fiscalité des revenus fonciers applicables aux loyers. Inscrit dans le projet de loi de finances 2026, l’amendement gouvernement doit être, selon toute vraisemblance, examiné ce vendredi en séance publique.
Il est ainsi proposé que pour les logements acquis neufs ou en état d’achèvement à compter du 1er janvier 2026 et loués nu pendant une durée minimale de neuf ans par leur propriétaire, le contribuable bailleur pourra déduire de ses revenus fonciers un montant de 2 % par an de la valeur du bâti.
En comparaison, les parlementaires Mickaël Cosson et Marc-Philippe Daubresse, missionnés en ce sens par le gouvernement Bayrou, poussent un amortissement de 5 %. De son côté, l’ex-ministre du Logement, Valérie Létard, défend un amortissement de 3,5 %, avec des suramortissements progressifs pour les propriétaires qui abaissent les loyers.
À lire également
En première ligne, la fédération des promoteurs immobiliers (FPI), qui représente les professionnels du logement, ne baisse pas la voix. Et pour cause : au troisième trimestre 2025, les ventes chutent de 19 % auprès des bailleurs sociaux et de 21 % auprès des particuliers et s’écroulent de 55 % auprès des investisseurs locatifs.