Son renouvellement est loin de faire consensus. L’encadrement des loyers, qui permet de limiter, en zone tendue, l’augmentation du loyer lors de la mise en location d’un logement avec un bail d’habitation, est censé prendre fin novembre 2026. Il s’applique à Bordeaux, à Est Ensemble (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville, dans le nord-est de Paris), à Grenoble Alpes métropole, à Lille-Lomme-Hellemmes, à Lyon, à Montpellier, à Paris, dans l’agglomération du Pays basque, à Plaine Commune ou encore à Villeurbanne.
Dès juillet dernier, le Syndicat national des professionnels de l’immobilier (SNPI), l’Union des syndicats de l’immobilier (Unis) et l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) ont dénoncé un dispositif « complexe, rigide et inadapté aux réalités locales », à rebours des objectifs originels de « justice sociale et de plafonnement pour éviter les abus ». Dans la foulée, en septembre, les députés Annaïg Le Meur (EPR, Finistère) et Iñaki Echaniz (PS, Pyrénées-Atlantiques) ont publié leur propre rapport.
Jeudi soir, l’Assemblée nationale a adopté, en séance publique, une proposition de loi « pour retrouver la confiance et l’équilibre dans les rapports locatifs » portée par le socialiste Iñaki Echaniz, après son passage, à l'unanimité, en commission des affaires économiques. L’article 1 est explicite, il s’agit de pérenniser et d’améliorer le dispositif d’encadrement des loyers.