Bailleur privé : « Il y a eu un loupé au Sénat », reconnaît le ministre du Logement Vincent Jeanbrun
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Vincent Jeanbrun est ministre du Logement depuis le 12 octobre 2025.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
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Vincent Jeanbrun est ministre du Logement depuis le 12 octobre 2025.
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Au lendemain des résultats annuels du Conseil supérieur du notariat (CSN) qui révèlent que les investisseurs ont déserté l’immobilier ancien et une semaine après le coup de colère des promoteurs immobiliers, la parole du ministre du Logement était très attendue, ce mardi, par les agents immobiliers réunis en congrès à Paris.
« Je me considère comme le ministre de la crise du logement », a démarré Vincent Jeanbrun, avant de se féliciter que le statut du bailleur privé, visant à faire revenir les investisseurs dans l’immobilier ancien et neuf, soit « désormais dans le débat » et dans le budget 2026. L’avantage fiscal a certes été adopté à l’Assemblée « dans une version en deçà de nos espérances » et « c’est resté au même niveau au Sénat », a regretté l’ex-maire (LR) de L’Haÿ-les-Roses.
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Relancé sur ce sujet par le président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), Loïc Cantin, qui a dénoncé « une coquille vide », le ministre du Logement a mis en garde : « Quand la fédération des promoteurs immobiliers (FPI) affirme ''ça ou rien, c’est pareil'', je leur dis que Bercy n’entend ''rien''. Le gouvernement a déposé un amendement pour le faire exister », a-t-il martelé.
Vincent Jeanbrun a ensuite admis, de manière totalement surprenante, que le dispositif « a été pas mal minoré par rapport à l’ambition initiale ». En comparaison avec le rapport initial du député Mickaël Cosson et du sénateur Marc-Philippe Daubresse, il a ainsi pointé les loyers adaptés, les taux d’amortissement qui ne sont pas les mêmes ou encore l’imputation du déficit qui n’est que sur le déficit foncier et non sur l’ensemble des revenus.