Après trois jours de débats intenses à l'Assemblée nationale, les députés poursuivent l'examen du volet « recettes » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). L'objectif de ramener le déficit de la Sécurité sociale à 17,5 milliards d'euros et de réaliser 7 milliards d'euros d'économies semble s'éloigner. Les recettes devaient s'accroître de 5,1 milliards d'euros nets. Pour y arriver, le gouvernement prévoyait une série de nouvelles taxes, qui n'ont finalement pas été retenues dans l'hémicycle.
Initialement, le gouvernement avait proposé le gel du barème de la CSG l'an prochain. Une mesure pénalisante pour les retraités et les chômeurs, les seuls à avoir un barème indexé sur l'inflation. Cette proposition devait compenser la suspension de la réforme des retraites, demandée par le PS. Elle a finalement été rejetée : c'est « une hausse déguisée pour les retraités modestes et les travailleurs précaires », a dénoncé Angélique Ranc (RN) et « une attaque directe au pouvoir d'achat des Françaises et des Français », pour Sandrine Runel (PS).