Finalement, le gouvernement ne va peut-être pas priver de cadeaux les ménages les plus modestes. Ce samedi, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou s'est dit ouvert à une « suspension » de la suppression de la prime de Noël pour les foyers éligibles sans enfants, si une recette compensatoire est trouvée dans le budget 2026. Pour rappel, l’un montant de 150 euros pour une personne seule, l'aide est versée habituellement à l’ensemble des bénéficiaires du RSA et aux chômeurs en fin de droits. Mais la semaine dernière, le gouvernement souhaite désormais la réserver aux allocataires qui ont des enfants. Avant, finalement, de revenir sur sa décision.
« S'il y a une recette qui vient compenser les effets de cette proposition, je n'aurais pas de grandes difficultés à envisager sa suspension », a ajouté Jean-Pierre Farandou.
Réserver la prime de Noël aux allocataires de minima sociaux ayant des enfants a été jugé « honteux » et « mesquin » par la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
Son homologue de la CFDT Marylise Léon considère que cette prime n'est ni « de la générosité (ni) un luxe », alors que le ministre du Travail avait justifié cette suppression partielle de la prime de Noël pour des raisons budgétaires.
« L'État français a été très généreux », avait estimé mardi sur France Inter Jean-Pierre Farandou, ajoutant qu'il n'était « pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale. Il faut donc accepter un recentrage », avait-il dit.