Les aides à l’économie sociale et solidaire ont augmenté de 4,7 % en euros constants entre 2018 et 2024, selon un rapport de la Cour des comptes publié mercredi. Mais, face à des besoins croissants, le secteur craint de nouvelles coupes budgétaires.
L’économie sociale et solidaire se mobilise derrière le mouvement associatif le 11 octobre. L’organisation représentative appelle à une mobilisation des associations dans toute la France, pour inciter le gouvernement à les préserver des coupes budgétaires. Un mouvement « sans précédent », annonce Benoît Hamon, interrogé par La Tribune.
« Ce qui remonte aujourd’hui du terrain, c’est une très grande fatigue des acteurs de l’Économie sociale et solidaire [ESS] et du monde associatif devant les moyens qui baissent et les besoins qui grandissent », a déclaré le président d’ESS France, qui défend les intérêts des organisations de l’économie sociale et solidaire, lors d’une conférence de presse mardi.
Pourtant, selon un rapport de la Cour des comptes sur les soutiens publics à l’ESS, publié mercredi, les aides de l’État au secteur ont augmenté de 4,7 % en euros constants entre 2018 et 2024, tandis que les subventions versées par les collectivités territoriales ont progressé de 25,7 % en euros constants.
Interrogé par La Tribune, Benoît Hamon reconnaît qu’il y a « une augmentation en effet », bien que « ralentie ». « Mais nous sommes maintenant dans le budget de l'année 2025 et dans le projet de budget de l'année 2026. Et ce qui est certain, c’est qu’avec la mise en œuvre de ces budgets-là, des secteurs de l’ESS vont être très lourdement frappés », dénonce-t-il.
Le président d’ESS France rappelle qu’en octobre dernier, l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) estimait que la baisse des crédits prévus dans le budget 2025 conduirait à la destruction de 186 000 emplois sur les quelque 2,6 millions du secteur.
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