Tension États-Unis-Iran : ce rendez-vous crucial qui peut tout changer pour les cours du pétrole

Les prix du pétrole cédaient près de 2 % ce jeudi après-midi.
DR - REUTERS - REUTERS - DADO RUVIC

Les prix du pétrole cédaient près de 2 % ce jeudi après-midi.
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Des négociations prévues entre les États-Unis et l'Iran vendredi. Les cours du pétrole sont toujours suspendus au bras de fer entre les États-Unis et l'Iran. Mercredi, ils se sont animés après la publication d'un article du média américain Axios, assurant que la Maison Blanche refusait les nouvelles conditions demandées par Téhéran pour la tenue de pourparlers. Avant que le ministre iranien des Affaires étrangères ne déclare ce jeudi que « les pourparlers nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate [capitale d'Oman] vers 10 h 00 vendredi ».
Vers 16 h 30 ce jeudi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 2,12 % à 67,49 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, cédait 1,86 % à 63,21 dollars. Le marché « est toujours sensible aux gros titres » en ce qui concerne l'Iran, remarque pour l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. « Compte tenu du renforcement militaire américain au Moyen-Orient et des tensions persistantes entre les États-Unis et l'Iran », le marché reste sous pression, estime Andy Lipow.
La situation va-t-elle durablement s'apaiser ? Depuis la répression du mouvement de contestation en Iran par le pouvoir au mois de janvier, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue. Le marché pétrolier y réagit quasi systématiquement. Le cours de l'or noir fluctue en fonction du ton employé. Pour Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management, le marché va rester très nerveux : « Toute nouvelle activité iranienne, dans le détroit d'Ormuz en particulier, étant susceptible de créer de la volatilité ». Donald Trump, qui a positionné dans la région une force de frappe navale et militaire considérable, a maintenu cette semaine la pression sur l'Iran en jugeant que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, « devrait se faire beaucoup de soucis ».
Donald Trump a par ailleurs assuré à NBC que les autorités iraniennes envisageaient d'ouvrir un nouveau site nucléaire, après les frappes menées par les Américains en juin dernier contre leurs installations. « Ils réfléchissaient à ouvrir un nouveau site ailleurs dans le pays », a-t-il dit, ajoutant : « Nous l'avons découvert et j'ai dit, si vous faites ça, nous allons vous faire subir des choses très dures. »
Depuis le début de l'année, la hausse des prix du pétrole a été « portée par la prime de risque, et non par l'équilibre de l'offre et de la demande », explique Ole R. Hvalbye de SEB. Selon l'analyste, « si la pression américaine sur l'Iran s'atténue ou si l'escalade ne se matérialise pas, le Brent devrait corriger une partie du mouvement », ce qui explique que les discussions prévues ce vendredi entre Washington et Téhéran fassent baisser les cours.
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Pourquoi c'est important. L'Iran est un producteur important de pétrole, mais la principale crainte du marché en cas d'intervention militaire américaine dans le pays demeure une tentative de blocage par le régime de Téhéran du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de brut. En cas d'attaque militaire américaine, Téhéran pourrait aussi riposter en « visant les installations pétrolières d'autres pays de la région », prévient Andy Lipow.
(Avec AFP)