Les Palaos acceptent d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis
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Indépendants depuis 1994, les Palaos restent liés aux États-Unis par un accord de " libre association ".
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Les Palaos vont accueillir des migrants expulsés des États-Unis. Selon un protocole d’accord annoncé mercredi par les deux pays, l’archipel d’Océanie autorisera jusqu’à 75 ressortissants de pays tiers, en provenance des États-Unis, à s’installer et à travailler sur son territoire. En contrepartie, Washington versera 7,5 millions de dollars destinés au financement de services publics et d’infrastructures.
Cette annonce intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine. Donald Trump a accéléré les expulsions de migrants en situation irrégulière et renforcé les contrôles aux frontières, conformément aux engagements pris durant sa campagne.
Les migrants concernés ne feront l’objet d’aucune accusation pénale et devront occuper des fonctions jugées utiles à l’économie locale, ont précisé les autorités des deux pays. « Les Palaos devront donner leur feu vert au cas par cas pour les personnes qui arriveront dans le cadre de cet accord », indique le gouvernement paluan dans un communiqué. Avec environ 20 000 habitants répartis sur des centaines d’îles volcaniques et d’atolls coralliens, les Palaos figurent parmi les pays les moins peuplés au monde. L’arrivée de migrants reste donc limitée en volume, mais significative à l’échelle de cet État insulaire. L’accord a été conclu à l’issue d’un échange téléphonique entre le président des Palaos, Surangel Whipps, et le vice-secrétaire d’État américain, Christopher Landau.
Au-delà de la question migratoire, Washington a annoncé plusieurs engagements financiers supplémentaires. Les États-Unis se sont notamment engagés à financer la construction d’un nouvel hôpital et à renforcer les capacités des Palaos en matière de gestion des catastrophes naturelles. Une enveloppe additionnelle de 6 millions de dollars sera également consacrée à des réformes visant à éviter l’effondrement du régime de retraite de la fonction publique, tandis que 2 millions de dollars supplémentaires seront alloués au maintien de l’ordre.
« Avec ce partenariat, les États-Unis et les Palaos prennent des mesures concrètes pour renforcer notre sécurité et protéger nos communautés, tout en contribuant à bâtir une région indo-pacifique plus sûre et plus prospère », a déclaré le département d’État américain dans un communiqué.
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Situé à environ 800 kilomètres à l’est des Philippines, l’archipel des Palaos occupe une position stratégique dans le Pacifique occidental. Depuis l’arrivée au pouvoir de Surangel Whipps en 2020, la présence militaire américaine s’y est renforcée, avec notamment la construction d’un radar de longue portée, destiné à servir de système d’alerte précoce dans un contexte de montée des tensions avec la Chine, notamment autour de Taïwan.
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Indépendants depuis 1994, les Palaos restent liés aux États-Unis par un accord de « libre association ». Celui-ci autorise l’armée américaine à utiliser le territoire paluan, en échange d’un soutien budgétaire massif et de la prise en charge de la défense nationale de l’archipel.
(Avec AFP)
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