Mon pari 2026 : « Une relative normalisation de la politique américaine »
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Gilles Moëc, chef économiste chez AXA, s’inquiète de la faible consommation en Europe et ... en Chine.
DR.
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Gilles Moëc, chef économiste chez AXA, s’inquiète de la faible consommation en Europe et ... en Chine.
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Le chef économiste d’AXA Gilles Moëc est de ceux qui pensent que la BCE devrait baisser ses taux directeurs en 2026 mais qu’elle ne le fera sans doute pas. A moins que l’euro continue s’apprécier face au dollar.
La Tribune. Après le statu quo du mois de décembre, la Banque centrale européenne (BCE) dispose-t-elle d’une marge de manœuvre pour baisser ses taux directeurs en 2026 ?
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Gilles Moëc. La BCE aurait en principe de l’espace pour baisser ses taux l’an prochain. Selon ses prévisions de septembre, l’inflation devait rester inférieure à 2 % sur une bonne partie de 2026 et de 2027. Elles sont certes revues à la hausse en décembre, mais en laissant une petite marge en dessous de l’objectif. Et il n’existe aujourd’hui aucun signe d’emballement sur la croissance ou les crédits en zone euro. Pour autant, je ne crois pas que la BCE baissera ses taux en 2026. Les prix des services l’inquiète toujours et surtout elle regarde l’Allemagne et les conséquences de son plan de relance massif sur la demande. Son analyse est que la hausse de la demande qu’il provoquera amène à ne pas passer à une posture monétaire vraiment accommodante. La BCE évoque dans sa communication des taux qui sont « bien positionnés », ce que je traduirais par l’expression militaire de « réintégration des quartiers sans idées de manœuvre ! ».