La Bretagne touristique de demain ne ressemblera pas à celle d’aujourd’hui. Tourisme Bretagne et la cellule d’innovation touristique de la Région Bretagne ont engagé une démarche de prospective régionale, baptisée Horizon 2040
L'entreprise Breizh Ressources vient d'obtenir trois permis d'exploration minière dans le Morbihan, Loire-Atlantique et dans le Maine-et-Loire. Pour autant, ces autorisations sont loin de signifier une quelconque exploitation.
Ils ont jusqu’au 10 décembre 2030. Pour Breizh Ressources, le compte à rebours est lancé depuis qu’ils ont obtenu mercredi trois permis d’exploration minière afin de prospecter dans l’Ouest de la France. Les 3 sésames leur ouvrent la voie à la recherche dans certaines parcelles du Morbihan (Bretagne), de Loire-Atlantique (Pays de la Loire) et du Maine-et-Loire (Pays de la Loire). 42 communes sont ainsi concernées. Seule exception : le permis Epona, près de Lorient, n’a été accordé que pour 3 ans.
Terres rares, or, titane etc...
Malgré son nom bretonnant, la start-up Breizh Ressources appartient au canado-britannique Keith Barron, sulfureux personnage connu pour avoir découvert l’un des plus grands gisements d’or en Equateur. Ici, sur les trois zones d’exploration, la société espère trouver pas moins de 24 métaux différents, parmi lesquels de l’or, du titane, du tantale, des éléments de terres rares ou encore du bismuth et de l’étain. Bien sûr, tous ne seront pas en quantité suffisante pour envisager leur exploitation et rien n’indique même que l’étape suivante soit franchie.
« L’inventaire de notre sous-sol est une étape essentielle pour mieux connaître nos ressources », a souligné le directeur de l’exploration de Breizh Ressources Jan-Pol Pallier, cité dans un communiqué. Les lieux où Breizh Ressources prospectera se souviennent du passage d’autres start-up par le passé. À quelques kilomètres de « Bélénos » le nom du permis accordé en Maine-et-Loire, entre Angers et Chateaubriand, la start-up française aux capitaux australiens Variscan avait elle aussi prospecté en vain entre 2015 et 2019.
Une activité très encadrée
Jérôme Gouin a travaillé sur ce projet de recherche, où il dirigeait une équipe de géologues. En fin connaisseur des explorations, il explique : « Ce type de permis permet à l’entreprise, à la fois de prospecter sur le terrain, mais aussi d’obtenir l’exclusivité des résultats ». Car avant d’en arriver au terrain, Breizh Ressources s’est appuyé sur « la bibliographie et les archives minières françaises », issues notamment des exploitations passées. Mais pas question de se jeter sur le sous-sol du Grand Ouest aussitôt le permis accordé. « Dans un premier temps, c’est une phase de reconnaissance qui se déroule pour ce type de permis. On cartographie, on prélève des cailloux, etc. »
Mais le permis accordé n’offre pas l’autorisation pour toutes les activités. Breizh Ressources devra s’adresser à la préfecture et à la DREAL pour mener ses missions. Et, afin de rassurer, l’entreprise assure déjà qu’elle « ne passera pas dans les jardins sans autorisation préalable du propriétaire ».
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« La deuxième phase est celle de la définition des ressources. C’est là qu’on peut faire les premiers carottages après autorisation par la préfecture », analyse Jérôme Gouin.
Forte opposition
Pour le moment, le projet reçoit un accueil mitigé. Ce dernier « repose plus sur l’intérêt privé que sur l’intérêt général », a souligné auprès de l’AFP, Elodie Le Floch, maire de Kervignac (Morbihan). Elle s’inquiète de « l’impact irrémédiable » d’une potentielle future exploitation, « sur les sols, l’environnement, (…), l’eau ». D’autres maires et leurs concitoyens s’organisent et affichent une ferme opposition. Paul Molac, député de la 4e circonscription du Morbihan, a également fait part de son inquiétude.