Taxe Trump : pourquoi la nouvelle offensive protectionniste cible les médicaments de marque
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Donald Trump, dans le Bureau ovale en septembre 2020
SAV - REUTERS - KEVIN LAMARQUE
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Donald Trump, dans le Bureau ovale en septembre 2020
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Réveil compliqué ce vendredi matin pour les industriels du secteur pharmaceutique. Sur son réseau social, Truth Social, le président américain a en effet annoncé jeudi soir « une nouvelle taxe de 100 % sur tout produit pharmaceutique de marque ou breveté ».
« Sauf », précision qui a tout son importance, « si une entreprise CONSTRUIT son usine pharmaceutique en Amérique ». Une mesure qui prendra effet sans sommation le 1er octobre prochain, dans… à peine cinq jours.
Autre donnée fournie par le président républicain : cette nouvelle surtaxe ne concerne pas les médicaments génériques, soit 90 % des médicaments vendus sur ordonnance aux États-Unis. Mais qui ne représentent en réalité que 13 % des dépenses. « L’exclusion des génériques doit rassurer l’Inde, qui en produit et exporte énormément aux États-Unis », note d’ailleurs, auprès de La Tribune, Deniz Ünal, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).
Par ailleurs, le fait que la surtaxe ne s'applique pas aux firmes ayant déjà lancé l'ouverture d'une usine devrait satisfaire certains grands laboratoires comme AstraZeneca, Eli Lilly ou GSK, qui ont déjà lancé les travaux pour de nouvelles unités sur place.
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Ce matin, le regard était aussi tourné vers l’Union européenne, qui accueille sur son sol de nombreux sites de production du secteur. Clarification a été faite en fin de matinée par Olof Gill, porte-parole à la Commission européenne, qui a assuré que le nouvel accord économique entre l’UE et les États-Unis protégeait bien les médicaments européens contre toute nouvelle surtaxe douanière.
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