Dans une dizaine de jours, le forage expérimental mené par la Française de l’Énergie à Pontpierre, en Moselle, atteindra 4 000 mètres de profondeur. Une étape décisive pour le projet Regalor 2, qui vise à évaluer le potentiel d'exploitation de l’hydrogène « blanc » dans le sous-sol lorrain.
Avant le 15 février, le forage expérimental conduit par la Française de l’Énergie atteindra une profondeur record de 4 000 mètres sous le bassin lorrain. Réalisé à Pontpierre, dans l’est du département de la Moselle, ce chantier marque une première mondiale dans l’exploration de l’hydrogène « blanc », généré par desprocessus géologiques naturels. Pour l’entreprise, il marque un moment décisif dans un programme de recherche qui prétend repositionner la Lorraine sur la carte énergétique européenne.
« Nous avons découvert de l’hydrogène naturel dans le cadre de travaux sur des puits forés initialement pour explorer le gaz de charbon », rappelle Yann Fouant, directeur de la communication de la Française de l’Énergie.
Cette découverte a conduit l’entreprise, multi-spécialiste de la production d’énergie (gaz de mine, électricité, hydrogène, photovoltaïque), à engager un programme spécifique et à réaliser un forage reposant sur des technologies développées en interne.
Après l’arrêt du projet d’exploration du méthane dans les anciennes veines de charbon, dont l’autorisation a été retirée en décembre 2025 par le Conseil d’État, la Française de l’Énergie s’est tournée vers l’hydrogène naturel. L'entreprise a obtenu, le 28 janvier, un nouveau permis administratif pour explorer l’hydrogène « blanc » présent dans le sous-sol lorrain. Valable cinq ans, ce permis dit « des Trois Évêchés » lui confère un droit exclusif de recherches sur plus de 2 200 kilomètres carrés, couvrant près de 300 communes de Moselle et de Meurthe-et-Moselle
Le forage de Pontpierre s’inscrit dans la deuxième phase du programme Regalor (Ressource gazière lorraine), soutenu à hauteur de 8,8 millions d’euros par le Fonds de transition juste de l’Union européenne et les collectivités. Il fait suite à une première phase de recherche, dotée de 5 millions d’euros, menée avec l’appui scientifique de l’Université de Lorraine et du CNRS.
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