D’ici la fin de l’année, deux nouvelles lignes de tram-bus seront mises en service dans l’agglomération clermontoise. Fréquence élevée, voies réservées et plages horaires amplifiées… Si la solution a déjà séduit une trentaine de métropoles en France en quête de mobilités, c'est notamment car elle s'avère plus flexible et moins coûteuse que le tramway.
La Métropole clermontoise promet « un nouveau souffle pour ses mobilités ». Pour cela, son projet Inspire prévoit de restructurer le réseau de transports d'ici à 2026 en développant des pistes cyclables et un renforcement de son réseau de bus... Avec comme pièce maîtresse du dispositif, deux nouvelles lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) - entre le bus classique et le tramway - qui seront lancées fin décembre.
Quelque 40 tram-bus électriques circuleront sur 27 kilomètres au sein de la métropole clermontoise, venant compléter l'offre de tramway de la ligne A. Des voies dédiées leur seront réservées sur 70% du parcours. Une réflexion initiée par la Métropole il y a sept ans déjà.
« Il y aura le même niveau de service en termes de fréquence que le tramway, soit un bus toutes les 6 à 8 minutes en heure de pointe. L'amplitude horaire sera aussi identique, entre 5 heures et une heure du matin », précise François Rage, premier vice-président de la Métropole de Clermont-Ferrand chargé des mobilités.
Le budget global est annoncé à 325 millions d'euros (achat des véhicules, aménagements urbains, nouveau dépôt), financé par la Métropole et le syndicat mixte des transports.
« Avant de nous lancer, nous avons fait une double étude. Pour la même somme, nous pouvions faire 12 kilomètres de tramway ou 27 kilomètres de tram-bus », rapporte François Rage.
Les tram-bus desserviront 64 stations réparties sur 7 des 21 communes que compte l'agglomération, irriguant les centres névralgiques de la métropole : gares, universités, aéroport, zones d'activités économiques... Un quart des 300.000 habitants de la métropole seront ainsi concernés par le BHNS.