• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « L’obsession des soins de beauté chez les enfants : une tendance susceptible d’engager la responsabilité des entreprises »

latribune.fr

Publié le 10 mai 2026 à 09:40

Sylvie Gallage-Alwis et Hannah Wilhelm

Sylvie Gallage-Alwis et Hannah Wilhelm

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
“Sephora Kids”, “cosméticorexie”, “skincare obsession” : cibler, même indirectement, un public jeune au moyen de pratiques de communication attractives n’est pas sans risque.

Par Sylvie Gallage-Alwis, associée et Hannah Wilhelm, stagiaire, Signature Litigation

Le 27 mars 2026, l’autorité italienne de la concurrence a ouvert une enquête visant un acteur majeur du secteur du luxe ainsi que deux de ses marques phares, pour des pratiques consistant à promouvoir, auprès d’enfants et d’adolescents, l’utilisation de produits cosmétiques destinés aux adultes.  Selon l’autorité, ces sociétés sont soupçonnées d’avoir fait appel à de très jeunes influenceuses qui inciteraient les adolescents et les enfants, un public particulièrement vulnérable, à l’achat compulsif de cosmétiques, avec de potentiels effets sur leur santé.

Dans ce contexte, il convient de s’intéresser à la question de savoir dans quel cadre la publicité d’un produit doit être regardée comme visant un public d’enfants. L’enjeu est d’importance, dès lors qu’une publicité inadaptée est susceptible d’être qualifiée de pratique commerciale trompeuse, voire agressive.

La réglementation des produits cosmétiques pour enfants

Lorsqu’un produit cosmétique est destiné à être utilisé par des enfants, il doit répondre à un certain nombre d’exigences auxquelles il est nécessaire de se conformer afin de respecter les droits du consommateur d’une part, et de l’enfant d’autre part.

Tout produit cosmétique, y compris ceux destinés aux enfants, est soumis au Règlement n°1223/2009 relatif aux produits cosmétiques. En effet, aux termes du Règlement, l’âge de la personne sur qui le produit est appliqué n’est pas un critère de définition du « produit cosmétique ».

Cet encadrement ne fait toutefois pas obstacle à ce que le produit soit, par ailleurs, soumis à une autre réglementation sectorielle : il s’agit alors d’un « produit frontière » au sens de la Commission européenne. Ainsi, un produit cosmétique destiné aux enfants peut, sous certaines conditions, relever également de la réglementation applicable aux jouets. Tel peut notamment être le cas d’une boule de bain colorante ou sonore, en raison de la « valeur ludique » qu’on lui octroie.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

En tout état de cause, un produit cosmétique destiné aux enfants doit répondre à certaines exigences en matière de santé et de sécurité :

  • Une évaluation spécifique des produits cosmétiques destinés aux enfants de moins de trois ans est obligatoire et doit figurer dans le rapport sur la sécurité du produit ;
  • Le respect de valeurs limites pour certaines substances chimiques lorsque le produit est destiné à être utilisé par des enfants, variables selon la tranche d’âge ;
  • Le respect des exigences relatives à la présentation du produit et l’information du consommateur et de l’enfant (ex : avertissement sur les quantités à utiliser).

Ainsi, dès lors qu’un produit est destiné aux enfants, il doit répondre aux exigences applicables et être adapté à la sensibilité de leur peau.

Au-delà de l’obligation d’information du consommateur, la communication et la publicité autour d’un produit destiné aux enfants doit répondre à certaines exigences, sans quoi, elle peut être constitutive d’une pratique commerciale trompeuse ou agressive.

La réglementation applicable à la communication autour des cosmétiques destiné aux enfants : quels facteurs conduisent une adolescente de 13 ans à utiliser un produit anti-âge ?

Selon que la publicité est destinée à des enfants ou à des adultes, les exigences applicables diffèrent. Dès lors, la détermination du public effectivement ciblé par la publicité est essentielle.

Il ressort des orientations de la Commission européenne que la présentation du produit constitue un critère déterminant pour apprécier s’il est destiné à être utilisé par des enfants. À cet égard, la manière dont le produit est présenté et promu joue un rôle central dans la détermination du public effectivement visé.

Dans certains cas, la situation est claire, notamment lorsque l’étiquetage du produit contient une mention selon laquelle il est destiné aux enfants : « Parfum pour enfant » ou encore une contre-indication explicite « « Pour adultes seulement » ou « Usage fréquent déconseillé chez les enfants ».

En l’absence de mention explicite, l’identification du public cible d’un produit peut s’avérer délicate, d’autant plus que les jeunes sont aujourd’hui fortement attirés par des produits conçus pour une clientèle adulte, en particulier lorsqu’ils sont mis en avant par de jeunes influenceurs :

Photo d'illustration de l'article
Illustration (Crédits : DR)

Lorsque la situation n’est pas claire, l’ARCOM se réfère à un faisceau d’indices, notamment relatifs aux moyens de communication : éléments visuels, sonores, verbaux ou écrits ; caractéristiques de l’univers des mineurs (personnages jeunes, thématiques et langages propres à l’enfance ou à l’adolescence, habillage et promotion jeunesse, recours à des moyens de communication particulièrement appréciés par ces publics).

Par conséquent, le seul recours à un influenceur mineur pour promouvoir un produit sur un réseau social particulièrement prisé par les jeunes pourrait conduire à considérer que celui-ci est, en pratique, destiné à un public d’enfants. Cela implique que l’information et la publicité qui en est faite respectent les exigences spécifiques visant à assurer leur protection.

La responsabilité des marques et la nécessaire sécurisation des pratiques de communication 

Les entreprises et les marques sont tenues de s’assurer que toute communication relative à leurs produits, y compris lorsqu’elle est diffusée par un influenceur, est conforme à la réglementation applicable.

Ainsi, la publicité d’un produit destiné à l’adulte mais ciblant en réalité les enfants, risque de constituer une pratique commerciale trompeuse ou agressive dès lors que la communication ne respecte pas la Directive 2005/29/CE et les recommandations applicables à la communication destinée aux enfants (Recommandation Enfants ARPP, ICC Code of Advertising and Marketing Communications).

En effet, lorsqu’au regard d’un faisceau d’indices, la publicité est considérée comme s’adressant aux mineurs, elle est appréciée à l’aune de leur vulnérabilité, ce qui renforce le risque de qualification de pratique commerciale trompeuse, voire agressive.

Ainsi, pour ne pas exploiter la crédulité des enfants ni le manque d’expérience des adolescents, les messages qui leur sont destinés doivent être clairs, loyaux et adaptés à leur niveau de compréhension, sans induire en erreur sur les caractéristiques ou les performances du produit.

Bien que les autorités françaises ne se soient pas saisies de ce phénomène, afin d’éviter toute requalification du public cible et la commission d’une éventuelle pratique commerciale trompeuse ou agressive, une identification nette du public visé doit être privilégiée. 

_______

(*) Sylvie Gallage-Alwis est associée au sein du cabinet Signature Litigation, cabinet d’avocats européen spécialisé en contentieux et arbitrage. Sylvie y dirige la pratique Contentieux Produits qui inclue le conseil réglementaire produits, les rappels de produits, les enquêtes de autorités et tous types de contentieux que les fabricants peuvent rencontrer de la part d’acteurs variés (consommateurs, autorités, ONGs, concurrents). Sylvie est à la fois Avocate à la Cour et Solicitor in England & Wales. Hannah Wilhelm fait partie de l’équipe Contentieux Produits du cabinet Signature Litigation. Avant de rejoindre le cabinet, Hannah s’est formée en droit et contentieux de la santé et des produits cosmétiques au travers d’expériences au sein de cabinets spécialisés mais aussi chez Doctolib.

latribune.fr

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats