Paul Larrouturou, sur Youtube, « Rendez-vous chez le psy », sur France 2, : découvrez notre sélection médias de la semaine du 29 septembre 2025.
Paul Larrouturou à l’assaut de YouTube
Paul Larrouturou débarque sur YouTube. (Crédits : Christophe ABRAMOWITZ/radio fran - Christophe ABRAMOWITZ/radio france - Christophe ABRAMOWITZ)
Selon nos informations, le journaliste de France info – aux commandes de l’interview politique de 8h30 aux côtés d’Agathe Lambret – lancera ce mois-ci un nouveau format sur la chaîne YouTube de la radio publique. Une émission bimensuelle d’une durée de 30 à 60 minutes dans laquelle il recevra à chaque numéro un invité qui fait bouger les lignes. « Il y aura des personnalités de tous âges qui ont un message politique au sens large à faire passer, confie le journaliste, très actif sur les réseaux sociaux. Aussi bien des anonymes que j’ai pu rencontrer sur le terrain lors de mes reportages que des candidats aux municipales ou à la présidentielle ».
Ce programme 2.0 dont le titre est encore en cours de gestation sera filmé dans un studio de Radio France redécoré pour l’occasion. « L’humain sera au cœur de cette émission, c’est ce qui a fait le succès de formats comme ceux de Rémy Buisine sur Brut ou de Guillaume Pley sur Legend. Avec évidemment la tonalité de France info, on n’adoptera pas les codes du divertissement ». Le premier épisode, qui accueillera l’influenceuse Miel Abitbol – victime de revenge porn quand elle était plus jeune – sera mis en ligne durant la deuxième quinzaine d’octobre.
À 26 ans, Ari réussit contre toute attente le concours de professeur des écoles à l’issue de sa troisième tentative. Le début de l’envol pour ce jeune homme qui vit encore chez son père ? Pas vraiment… Neuf mois plus tard, devant les élèves d’une maternelle lilloise, l’instit stagiaire perd ses moyens et s’écroule. Littéralement. Direction l’hôpital. Fragilisé par cet échec, il démissionne de son poste. Un énième renoncement, pas franchement du goût de son paternel, qui le met à la porte.
Commence alors pour Ari une errance le conduisant de canapé en canapé, à la rencontre d’anciens amis. Avec pour fil conducteur des questions en rafale, toutes existentielles : comment certaines personnes font-elles pour sembler si heureuses ? Le sont-elles vraiment ? Un doux rêveur peut-il trouver sa place dans ce monde corseté par les normes et injonctions ? Avec cette fiction présentée en février dernier à la 75e Berlinale et diffusée vendredi sur Arte, la réalisatrice Léonor Serraille offre un fin portrait d’un jeune homme déboussolé et en quête de sens.
Un récit sensible – pendant masculin de JeuneFemme, sorti en 2017 – remarquablement servi par Andranic Manet dans le rôle-titre. Le comédien à la longue silhouette se révèle le porte-voix de tous ceux qui se sentent en décalage avec la société. Avec, pour lui donner la réplique, de tout aussi justes comédiens, issus du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. À ne pas louper.
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Assise face à un psychologue, qui lui demande pourquoi elle est ici, Sonia, 43 ans, s’élance, très émue : « J’ai perdu mon mari il y a un an et j’aimerais aller mieux. J’ai essayé toute seule mais je n’ai pas réussi. C’est pour ça que je démarre une thérapie… ». La suite de cette séance, vous la découvrirez non pas dans la série En thérapie mais dans Rendez-vous chez le psy. Une expérience télévisuelle inédite – adaptée d’un format britannique de la BBC – diffusée de lundi à vendredi à 15 heures sur France 2, dans le cadre des semaines d’information sur la santé mentale (SISM). Avec au casting six patients se livrant à quatre psychologues chevronnés.
« Cela permet de découvrir, telle une petite souris, ce qui se passe concrètement dans un cabinet, explique Audrey Briand, productrice artistique de l’émission (Warner Bros.). C’est essentiel, car il existe encore beaucoup de clichés. Un psychologue n’est pas juste quelqu’un qui vous écoute ou vous regarde pleurer, il peut vous apporter des solutions concrètes ». Ces séances ont été filmées dans un studio télé reproduisant à l’identique un cabinet de psy, salle d’attente inclus. « Dans un cabinet classique, les caméras auraient malheureusement été visibles, justifie Audrey Briand. Là, elles étaient placées derrière des vitres sans tain et les patients ne croisaient aucun membre de l’équipe technique. Ils savaient évidemment qu’ils étaient filmés mais se sentaient dans un cocon ».
Pas de script ou oreillette, ni d’interruption – les séances duraient une heure environ – et un protocole très strict tout au long du tournage afin de ne pas prêter le flanc à la critique. « Nous avons voulu produire le programme le plus éthique possible, qui ne soit pas voyeuriste ou tire-larmes mais bienveillant et pédagogique. Les psys qui ont été choisis sont chevronnés et exercent tous depuis au moins quinze ans, ils avaient envie de montrer aux téléspectateurs leur quotidien. Quant aux patients volontaires, ils ont été sélectionnés à l’issue d’un long questionnaire oral de deux heures. L’objectif était de vérifier qu’ils étaient aptes à faire une thérapie courte (les trois premières séances étaient filmées, et les trois suivantes se déroulaient à l’abri des caméras) et capables de s’exposer à la télévision ».
À l’issue du visionnage des cinq épisodes d’une trentaine de minutes, le résultat final s’avère convaincant. Passé la légère gêne que l’on peut ressentir lors des premières séquences, le programme remplit parfaitement son objectif : désacraliser cette pratique et encourager ceux qui hésitent encore à franchir le pas. Avec pour accompagner cette plongée sans filtre dans l’univers thérapeutique un dispositif 360° sur le site du groupe télévisuel public.
Au menu : un podcast permettant d’écouter les séances dans leur intégralité – la version télé étant un condensé – mais également des pastilles pédagogiques sur la plateforme France.tv. À l’image de Confidences de psy, où les professionnels ayant participé à l’expérience répondent face caméra aux questions que l’on s’est tous un jour posées (« Est-ce que vous savez quand un patient vous ment ? », « Est-ce qu’un patient est déjà tombé amoureux de vous ? », etc.). Instructif et d’utilité publique.