François Damiens : « J’ai une vraie fascination pour les cons »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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François damiens à Paris, le 17 octobre 2025.
LTD/Theo Herbaut
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François damiens à Paris, le 17 octobre 2025.
LTD/Theo Herbaut
C’est l’histoire d’un Belge irrésistiblement drôle et qui prévient d’emblée : « J’vous le dis, hein, j’arrive pas à rester sérieux très longtemps. » Il est 10 heures, première interview d’une journée marathon pour T’as pas changé, pépite d’esprit et d’émotion signée Jérôme Commandeur, et, déjà, le ton est donné. Sa grand-mère l’appelait « petit emmerdeur », une lucidité précoce.
On s’attend à croiser le roi de la caméra cachée, l’inventeur de François l’Embrouille. Mais derrière les grimaces du quinqua affleure un écorché pudique, à la larme facile et à l’écoute fine. Peut-être que cette introduction aurait été tout autre si nous l’avions rencontré plus tard dans la journée. Mais ce déconneur incurable aura tenu soixante minutes sans jamais perdre le goût du vrai. Un exploit. Presque une performance.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Dans le film T’as pas changé, vous incarnez un avocat tout aigri. Jouer un con, c’est grisant ?
FRANÇOIS DAMIENS — J’ai une vraie fascination pour les cons. Quand j’en croise un, je l’écoute parler, juste pour voir jusqu’où il est capable d’aller. Pas pour me moquer, mais pour comprendre. Et si je rencontre un con prétentieux, alors là, c’est le haut du panier !
D’où vient votre sens de l’observation ?
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Enfant, je ne jouais pas. Pas de télé, pas de BD. Mon passe-temps préféré était d’écouter les conversations des adultes. Je pouvais rester des heures à table, sans bouger, juste à les écouter. Et, le soir, je me planquais derrière la porte pour continuer. Je dois avouer que j’étais un enfant très… présent. Celui qui s’accrochait à la jambe de sa mère parce qu’il ne comprenait pas vraiment ce qu’il foutait là. J’ai eu la chance d’avoir des parents très aimants et très à l’écoute. Et pourtant, je leur ai causé beaucoup de soucis en comparaison avec mon grand frère et ma petite sœur qui, eux, rentraient dans les cases…
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel