Mali : Jnim, le groupe djihadiste qui met Bamako à genoux
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Des motards font la queue devant une station essence à Bamako, le 1er novembre.
LTD/Xinhua News Agency - Wang Yue
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Des motards font la queue devant une station essence à Bamako, le 1er novembre.
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Chaque jour qui passe prive un peu plus Bamako d’oxygène. Soumise à un embargo sur l’essence par le principal groupe djihadiste du pays, la capitale malienne est au bord de l’asphyxie.
Acculée, la junte au pouvoir s’est résolue à fermer les écoles, tout en demandant à la population d’« éviter les déplacements inutiles ». Les camions entrant dans la ville au compte-goutte, certaines denrées commencent à manquer. La crise affecte aussi l’ensemble du pays puisque, d’ordinaire, nombreux sont les poids lourds qui passent d’abord par Bamako avant de desservir les autres régions.
Les 560.000 habitants de la ville de Mopti sont ainsi privés d’électricité, tandis que dans les campagnes les récoltes agricoles ne peuvent se faire. Vendredi 7 novembre, le Quai d’Orsay a appelé ses quelque 4300 ressortissants à quitter le pays « dès que possible ».
Voilà maintenant plus de deux mois que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), mouvement affilié à Al-Qaïda, a commencé cet encerclement de Bamako. Une opération qui visait à répondre à la décision des autorités maliennes d’interdire la vente de carburant en dehors des stations en milieu rural. Depuis, les grands axes reliant la capitale aux pays voisins (Niger, Sénégal, Côte d’Ivoire) sont coupés, de petits groupes mobiles de combattants brûlant la plupart des camions-citernes, tuant parfois les chauffeurs.
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Si ce coup de force est une incontestable victoire pour le chef du Jnim, le Touareg Iyad Ag Ghali, il constitue une défaite cuisante pour le régime militaire du général Goïta, à la tête du Mali depuis le coup d’État de 2021. Expulsant les troupes françaises, s’alliant avec la Russie, il a fait de l’élimination des groupes terroristes son principal objectif. L’échec est aujourd’hui patent. Le pouvoir paraît si mal en point que la chute de Bamako est désormais évoquée. Le scénario paraît pourtant peu plausible.
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