Mercosur et financement de la défense ukrainienne : comment Friedrich Merz s'est heurté au mur de Bruxelles
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Le chancelier allemand Friedrich Merz.
LTD/AFP/NICOLAS TUCAT
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Porté par la réussite de son plan pour l’automobile, avec un assouplissement des normes favorable à l’industrie allemande, le chancelier a vu le sommet de Bruxelles mettre un coup de frein à ses ambitions. Depuis des mois, avec sa rhétorique « sabre au clair », Friedrich Merz n’avait pas caché sa volonté d’imposer ses vues sur deux dossiers prioritaires. Las : sur le Mercosur comme pour le financement de la défense de l’Ukraine, le chrétien-démocrate a été pris à revers.
Jeudi 18 décembre, il avait pourtant joué son va-tout. Devant les micros, il s’agissait d’« intensifier la pression sur Poutine ». Il a même mis dans la balance la crédibilité de la première place financière du continent, en signalant son intention de mettre à disposition l’argent de la Banque centrale russe bloqué en Allemagne pour soutenir l’Ukraine. Avant de s’apercevoir que les autres pays de l’UE, la France en tête, observaient un silence gêné sans le suivre sur ce terrain glissant.
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Selon le Financial Times, la décision de « continuer à travailler sur la possibilité de lier les actifs russes au prêt concédé à Kiev » – si Moscou refuse de payer des réparations – est une « petite concession » faite à Merz. Le choix du plan B, les 90 milliards avancés par des fonds européens plutôt que prélevés sur les actifs russes, a été cruellement résumé par un titre du Spiegel : « Une promesse de leadership, au final : une solution provisoire ». Le gouvernement fédéral a tenté de sauver la face : « La question était de trouver un financement pour l’Ukraine et nous y avons répondu », a déclaré son porte-parole.