« Marques de contentions » et « traces de menottes », quand Gaza retrouve ses morts
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Les familles des défunts gazaouis retrouvent les corps maltraités de leurs propches
LTD/BASHAR TALEB/AFP
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Les familles des défunts gazaouis retrouvent les corps maltraités de leurs propches
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Avant la guerre, les camionnettes frigorifiques transportaient des glaces. Les livreurs de Gaza sortaient les cartons givrés par les quatre petites portes latérales pour ravitailler les commerçants. Sur la carrosserie, un autocollant mentionnait la marque Wadiya. Le logo a été retiré. Et maintenant, les véhicules blancs emportent les dépouilles de Palestiniens rendues par Israël.
Dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu du plan Trump, pour chaque otage décédé remis par le Hamas, Tel-Aviv doit restituer 15 Palestiniens morts. Ce mercredi 22 octobre, sur la route sableuse qui mène à Khan Younès, dans le sud de l’enclave, des 4×4 du CICR (Comité international de la Croix-Rouge) escortent les estafettes.
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Ce jour-là, 30 cadavres sont rapatriés à l’hôpital Nasser. Là-bas, les médecins légistes palestiniens ouvrent les sacs mortuaires blancs. Notent la taille, les blessures, les plaies. Prennent en photo les corps, le plus souvent décomposés. Photographient certains détails, comme les dents, un signe distinctif sur la peau, la marque des baskets aux pieds. Archivent le tout dans un dossier individuel qui pourrait permettre aux familles de reconnaître leurs proches.
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