Le mode d’emploi d'Orléans pour maintenir l’attractivité commerciale de son centre-ville
Guillaume Fischer, correspondant à Orléans (Loiret)

Le centre-ville d'Orléans est épargnée par la désaffection des commerces.
LTD/Puyo / droits réservés
Guillaume Fischer, correspondant à Orléans (Loiret)

Le centre-ville d'Orléans est épargnée par la désaffection des commerces.
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Fin 2025, seuls 7 % des emplacements commerciaux étaient désaffectés à Orléans, contre 10 % en moyenne dans les villes de taille équivalente, comme sa rivale régionale, Tours, qui se situe à ce niveau. À une semaine du premier tour des élections municipales, l’équipe sortante jure que ce bon résultat ne doit rien au hasard, mais est le fruit de la politique conduite par Serge Grouard, maire (Divers droite) depuis 2001.
« Dès le départ, notre ambition a été tournée vers le développement du commerce de centre-ville et la limitation des zones d’activités commerciales à l’extérieur, affirme ainsi à La Tribune Dimanche Pascal Tebibel, vice-président (LR) d’Orléans Métropole, chargé du développement économique. Au même titre que le contrôle strict de la commission départementale d’autorisation commerciale (CDAC), la création de la Foncière Commerce de l’Orléanais en 2024, devenue le bras armé de cette politique volontariste, a permis de l’accélérer depuis deux ans ».
Avec l’appui financier de la Banque des territoires (groupe Caisse des Dépôts), du Crédit agricole Loire investissement et de la Caisse d’Épargne Loire-Centre, ladite société foncière acquiert des cellules commerciales de secteurs stratégiques du territoire métropolitain, particulièrement en cœur de ville. Il s’agit donc, pour la municipalité, d’un levier supplémentaire de maîtrise de son tissu commercial.
Concrètement, la stratégie de la Ville s’est portée, d’une part, sur la montée en gamme des magasins dans les plus grands axes commerçants, comme la rue de la République ; d’autre part, sur la densification commerciale de quartiers au développement prometteur, à l’instar de la rue des Carmes ; enfin, sur la rénovation d’espaces en déshérence, telles les halles Bolière.
Dans le premier cas, Orléans fait en sorte d’attirer des commerces indépendants dans les métiers de bouche, la décoration et la librairie, notamment. L’installation, en septembre 2025 sur la place du Martroi, du Kiosque à pâtisseries du chef étoilé Christophe Hay, dont les deux restaurants sont situés à Ardon, dans le Loiret, et à Blois, dans le Loir-et-Cher, constitue ainsi une belle « prise » pour la ville. La transformation des Halles-Chatelet en pôle gourmand traduit aussi cette politique premium.
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« En perspective de l’ouverture, en 2027, de la faculté d’économie de droit et de gestion sur le site de l’ancien hôpital Porte Madeleine, qui regroupera 4 000 étudiants, la Ville s’attache, dès à présent, à y attirer des commerces et des services en rapport avec cette population, poursuit Pascal Tebibel. C’est notamment le cas dans la rue des Carmes, proche du futur établissement universitaire ».
Situées dans le quartier prioritaire de la Source, les Halles Bolière ont, quant à elles, bénéficié d’une remise à niveau complète en 2024. Avec quelques années de retard sur le planning des travaux, ce petit centre commercial affiche désormais complet, avec neuf boutiques en exercice.
Depuis 2024, près de 90 projets d’ouvertures de magasins ont ainsi abouti, selon la mairie d’Orléans, ce qui porte le tissu commercial à 500 emplacements fonctionnels en cœur de ville. Ce dernier devrait encore se densifier dans les années à venir. Prévu pendant la mandature actuelle du maire et finalement retardé, le projet de centre commercial sur la place d’Arc, qui table sur l’arrivée de nouvelles enseignes, sera l’une des priorités du cinquième mandat de Serge Grouard. Encore doit-il remporter le prochain scrutin local.
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Guillaume Fischer, correspondant à Orléans (Loiret)