Mobilité réduite, sécurité, navettes autonomes... La grand-messe annuelle de la mobilité aura lieu du 4 et 6 novembre dans la Capitale du Loiret. 230 acteurs français vont y présenter leurs dernières solutions innovantes.Pour tenir l’édition 2025 des Rencontres Nationales des Transports Publics, le Groupement des autorités responsables de transport (GART) n’a pas choisi Orléans Métropole au hasard. Côté mobilité collective, la préfecture du Loiret est précurseur en termes de nouveaux usages. Elle constitue notamment une référence nationale, voire internationale, en matière d’accessibilité, que ce soit pour le transport à la demande (TAD) ou pour les personnes à mobilité réduite (PMR).
À la clé, la solution digitale développée par Padam Mobility, une société parisienne rachetée en 2021 par Siemens Mobility, la division intermodale du constructeur. Via une application mobile et un centre d’appels, les usagers commandent leur mode de transport collectif. Avantages, une meilleure adaptation à leurs besoins réels et des coûts moindres que les transports à heure fixes.
« Grâce à une mise en œuvre dès 2018 de son dispositif baptisé Resa TAO, Orléans a pris une longueur d’avance, explique Thibault Lecuyer, PDG de Padam Mobility. Mais nous sommes également présents en Île-de-France, à Strasbourg et à Marseille. 10% des utilisateurs du TAD en moyenne abandonnent de ce fait leur deuxième voiture ». Si les zones périurbaines et rurales constituent le terrain de prédilection de Padam Mobility, qui revendique une centaine de clients, l’acteur nordiste Happymoov TAD met, lui, en œuvre des flottes de vélos-taxis à assistance électrique dans les villes. Ces dernières financent en partie leur exploitation afin que la course reste abordable pour l’usager, avec un tarif moyen de sept euros.
« Destiné prioritairement aux séniors ou aux personnes handicapées, ce mode de transport complémentaire, initié à Lille, permet de combler les trous dans la raquette de la mobilité urbaine, assure le fondateur d’Happymoov TAD, Antoine Duthoit. A preuve, après avoir testé une expérimentation à Bordeaux l’été dernier, nous rencontrerons courant novembre le Syndicat des Mobilités de Touraine afin de proposer notre solution dans la métropole de Tours »