La branche cinéma et télévision du groupe Canal+ entend poursuivre en 2026 son développement en France et à l’international.Ce mardi 16 décembre, quelques heures avant de monter sur la scène de l’Olympia pour présenter ses nouveautés devant un parterre de professionnels, Anna Marsh, directrice générale de Studiocanal et directrice du contenu de Canal+, nous accueille dans sa loge avec un large sourire. Grâce à un modèle unique reposant sur la production et la distribution de films et de séries, la filiale de Canal+ s’est imposée ces dernières années comme le premier studio européen.
« Nous investissons chaque année plus de 200 millions d’euros dans la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles, résume la Néo-Zélandaise de 46 ans, arrivée en France il y a plus de 20 ans. Cela représente environ 80 films et une vingtaine de séries que nous finançons, produisons et distribuons en France et à l’international. »
En 2025, malgré un climat morose dans les salles de cinéma françaises – dont la fréquentation a diminué de 15 % – et un chiffre d’affaires (non communiqué précisément car intégré dans un segment d’activité plus large) en léger repli sur les trois premiers trimestres comme l’indiquent les derniers résultats financiers du groupe, Studiocanal affiche une « très belle dynamique », souligne Anna Marsh.
« Cette année, nous sommes le premier distributeur indépendant dans quatre des sept territoires où nous sommes à la fois producteurs et distributeurs : la France, l’Australie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Le film Paddington au Pérou, que nous avons coproduit, a réalisé 211 millions de dollars de recettes mondiales, dont plus de la moitié dans nos territoires. Il y a eu plein d’autres belles performances comme Chien 51 – le quatrième plus gros film français de l’année – L’Amour au présent ou encore le film australien Kangaroo, qui sortira en France en 2026. Entre 2022 et 2024, le box-office mondial de nos productions et coproductions a triplé. »