Au sommet des entreprises, le millésime 2025 restera dans les mémoires. Jamais autant de changements – désirés ou subis – n’ont été enregistrés chez les PDG du monde entier. Selon le cabinet spécialisé Challenger, Gray & Christmas, 1.504 dirigeants ont quitté leurs postes entre janvier et août de cette année dans les pays de l’OCDE, soit un record absolu. Unilever, Nestlé, Coca-Cola, X (ex-Twitter) ou la banque numérique N26 ont, entre autres, accueilli un nouveau patron. Et cette tendance s’est poursuivie jusqu’en décembre, raccourcissant la durée moyenne des mandats des dirigeants, inférieure à trois ans aux États-Unis.
La France n’est pas en reste : depuis janvier, une entreprise sur quatre au sein du SBF 120 (l’indice qui regroupe les 120 plus grands groupes du pays), dont 6 du CAC 40, a changé de directeur général ou de président. Ou des deux. Un bouleversement d’une étendue inédite, dans tous les secteurs : chez Unibail-Rodamco-Westfield, Nexans, Stellantis, Schneider Electric, Rémy Cointreau, Suez, Eutelsat ou Sopra Steria, entre autres.
Pour les experts de la Harvard Business Review, cette instabilité se constate autant dans les sociétés performantes que dans celles en difficulté. Parmi les facteurs clés, l’usage croissant de l’IA, le rôle de plus en plus important des conseils d’administration, dont la composition s’est professionnalisée, ou encore les évolutions du cadre réglementaire (concurrence, tarifs douaniers…). Gros plan sur certains arrivants et partants.