Pourquoi 2026 ne sera pas une année normale. La chronique financière de Marc Fiorentino

Découvrez la nouvelle chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond

Découvrez la nouvelle chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond
Coupe du monde de football : pourquoi la France est désormais hors-jeu pour l'organiser
Inflation à 2,4 % : pourquoi l’été 2026 sera pourtant impossible pour des millions de Français
Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée
Aéronautique, spatial, défense : souveraineté, la fin des illusions
Autoroute A69 : Le Conseil d'État examine le dossier, le rapporteur public défavorable aux opposants
La BCE serre la vis à Revolut et remet en cause son modèle d’innovation rapide
J’ai lu et relu les prévisions économiques pour 2026 des principales institutions internationales et des grandes institutions financières pour tenter de me faire une opinion sur ce qui va nous arriver cette année. Plusieurs constatations. Comme chaque année ou presque, il y a consensus. Mais cette année le consensus est encore plus fort qu’habituellement. Et le consensus est qu’on aura une année « normale » avec des taux de croissance très proches de ceux de 2025, marquant un léger, très léger, ralentissement. Une croissance mondiale autour de 3 %. Une croissance chinoise en dessous des 5 %. Une croissance en zone euro tentant péniblement de s’approcher des 1 %. Des pays émergents affichant une progression significative mais en retrait par rapport à 2025.
Il n’y a que sur les États-Unis que les avis divergent un peu. Entre ceux qui voient déjà des signaux faibles de ralentissement du fait du climat d’incertitude et de la détérioration de la situation de l’emploi et ceux qui pensent que l’économie va continuer à résister grâce à une détente sur les taux d’intérêt qui devrait s’accélérer avec la nomination d’un patron de la banque centrale aux ordres de Trump et l’effet richesse de la hausse de la Bourse.
Consensus aussi sur l’inflation, avec une désinflation qui marquerait le pas et serait plus lente que prévu. Et sur les taux d’intérêt, avec la fin annoncée du cycle de baisse de ces derniers.
Une année « normale » donc… J’ai du mal à y croire. Tout d’abord parce que, année après année, les consensus ont toujours tort, surtout quand ils sont unanimes. Mais aussi parce qu’avec un dirigeant comme Donald Trump rien n’est tout à fait normal. On l’a vécu en avril 2025 avec le « Liberation Day » concernant les droits de douane. Et déjà en 2026 avec l’arrestation de Nicolás Maduro et la prise de contrôle du pétrole vénézuélien.
Non. L’année ne sera pas normale. Elle aura son lot d’incertitudes. Géopolitiques bien sûr, avec le conflit en Ukraine, les menaces sur le Groenland, Cuba ou encore la Colombie, la situation en Iran qui peut basculer à tout moment. Politiques ensuite, avec notamment les élections de mi-mandat aux États-Unis qui pourraient redonner la majorité aux démocrates à la Chambre des représentants. Et économiques, évidemment : la Chine va-telle pouvoir contrôler son ralentissement ? La zone euro va-telle bénéficier dès 2026 de la relance allemande, et si oui, dans quelle mesure ? La bulle IA qui a soutenu la croissance en 2025 va-telle éclater ? L’or noir va-t-il chuter avec le retour du pétrole vénézuélien sur le marché ? La banque centrale américaine va-telle, avec son nouveau patron en mai, se lancer dans une nouvelle vague de baisses de taux ? Et je pourrais ajouter encore une bonne dizaine de questions qui me font dire que l’année 2026 ne sera pas une année « normale ».
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

À lire également
Mais encore une année d’incertitudes : c’est ma première conviction. Ma deuxième n’a pas changé : pour votre argent, face à ces questions sans réponse, la solution est encore et toujours (je sais, je radote) la diversification. Vous avez la chance aujourd’hui d’avoir accès à partir de montants très faibles à TOUTES les classes d’actifs. TOUTES, sans exception. Alors profitez-en ! Un patrimoine diversifié permet de passer l’année sans difficulté. Bonne année 2026 !