Taxe foncière : les maires jouent la stabilité à l'approche des municipales
César Armand
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Ils sont arrivés. Sur l'espace personnel impots.gouv.fr, les avis de taxe foncière sont disponibles depuis le 28 août pour les propriétaires qui ne sont pas mensualisés - et le 20 septembre dans le cas contraire. Les taux de fiscalité directe locale (FDL), qui entrent dans le calcul, sont votés chaque année par les communes et intercommunalités. Ces collectivités territoriales peuvent les réduire, les maintenir au même niveau ou les augmenter, avec un impact sur le montant à payer. A six mois des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, les élus locaux, sans doute soucieux de leur image à la veille du scrutin, ont choisi la stabilité.
C'est ce qui ressort de l'étude sur les taux de fiscalité directe locale votés en 2025 par les communes et les intercommunalités, publiée fin août par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) de Bercy. « Les reconductions de taux prédominent dans toutes les strates de communes et de manière plus marquée pour les communes dont la population est supérieure à 100 000 habitants [à hauteur de 98,6%, contre 0 % d'augmentation, Ndlr] », indique le document.
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Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties a en effet été reconduit entre 2024 et 2025 pour 91,3 % de la population et été augmenté pour 6,4 % d'entre elle. Ce taux augmente de 13,2 % dans les communes inférieures à 500 habitants et de 14,4 % dans celles comprises entre 500 et 3 500 résidents, autrement dit dans les villages ruraux. A contrario, il n'augmente "que" de 7,3 % dans les communes comprises entre 3 500 et 10 000 âmes, de 1,7 % dans celles entre 10 000 et 50 000 habitants et de 2,5 % dans celles entre 50 000 et 100 000 habitants.
César Armand