Automobile : la rentabilité insolente des supercars Lamborghini
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La nouvelle Lamborghini Temerario.
LTD / Lamborghini
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La nouvelle Lamborghini Temerario.
LTD / Lamborghini
À l’échelle du groupe Volkswagen, propriétaire de Lamborghini depuis 1998, la rentabilité de la marque italienne est insolente : 10.747 voitures, 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires et surtout 24 % de marge opérationnelle en 2025. Une véritable machine à cash. L’an passé, le constructeur de Sant’Agata Bolognese a généré à lui seul près de 8 % du résultat opérationnel du groupe allemand, numéro deux mondial avec 8,98 millions de voitures livrées dans le monde.
À Wolfsburg, on restructure, on comprime les coûts, on encaisse les secousses du marché mondial. En Émilie-Romagne, on encaisse les bénéfices avec une régularité insolente. « Nous sommes un constructeur automobile à part entière, avec notre propre recherche et développement, notre production, nos ventes, notre responsabilité sur les profits et les pertes, rappelle l’Allemand Stephan Winkelmann, président de Lamborghini depuis 2020. Mais nous bénéficions aussi des atouts du groupe. En termes de synergies et d’économies d’échelle, c’est un avantage considérable, aussi bien sur la qualité que sur les prix. »
En 2025, pourtant, la machine a failli s’enrayer. L’année de tous les dangers dans l’automobile de luxe : transition coûteuse vers l’électrique, effondrement du marché chinois, droits de douane imposés par Donald Trump, parité défavorable pour les exportations en dollars. Porsche a vu ses bénéfices s’effondrer de 91 %.