Immobilier : peut-on encore emprunter sans apport ?
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Le poids de l’apport est repassé sous la barre symbolique des 20 % du montant du crédit, à 18 % précisément.
LTD/earthphotostock/Shutterstock
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Le poids de l’apport est repassé sous la barre symbolique des 20 % du montant du crédit, à 18 % précisément.
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La quasi-disparition des prêts sans apport était l’une des illustrations du blocage du marché du crédit lors de la crise inflationniste. Depuis, les banques sont bien moins exigeantes même si les crédits sans aucun apport restent ultra-minoritaires.
On les appelle les crédits à 110 %, des prêts qui incluent non seulement le montant du logement acheté mais aussi tous les frais annexes comme les droits de mutation ; les prêts sans apport ont certes réapparu, mais ils sont rares. Chez le courtier Cafpi, leur part est inférieure à 10 % alors qu’il y a encore cinq ans, quand les taux d’intérêt étaient au plancher, ces dossiers représentaient près d’un tiers des crédits distribués.
« Aujourd’hui, les financements à 110 % sont réservés à des profils solides : jeunes actifs, fonctionnaires, ou pour certains projets très bien structurés, explique Caroline Arnould, la directrice générale de Cafpi. Pour l’immense majorité des emprunteurs, mettre de l’épargne dans le projet immobilier reste donc nécessaire mais, bonne nouvelle, les banques, qui exigeaient parfois jusqu’à 30 % d’apport il y a deux ans, sont redevenues plus raisonnables. »
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Ainsi, selon le courtier Finance Conseil, l’apport moyen, tous profils confondus, est passé de plus de 63.000 euros en 2023 à moins de 52.000 euros aujourd’hui. Plus spectaculaire encore, le cas spécifique des primo-accédants ; leur apport oscille désormais autour de 28.000 euros à l’échelle nationale. Il est même descendu sous les 15.000 euros dans les Hauts-de-France et le nord de la Nouvelle-Aquitaine. En Bretagne, l’apport moyen des primo-accédants est passé d’environ 52.000 euros à 28.000 euros en l’espace d’un an.