Comment le fonds de capital-risque Daphni finance la science
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Le fonds de capital-risque Daphni a levé plusieurs centaines de millions d'euros.
LTD/DR
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Le fonds de capital-risque Daphni a levé plusieurs centaines de millions d'euros.
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Le fonds de capital-risque Daphni, créé en 2015, choisit des noms multicolores pour ses véhicules d’investissement successifs : Purple, Yellow et, en 2025, Blue. Des teintes différentes, pour un objectif unique : aider les start-up européennes scientifiques à récolter des montants suffisants « pour sortir des laboratoires et passer de la recherche fondamentale à la recherche appliquée », selon la formule de son co-fondateur et associé, Pierre-Éric Leibovici.
Si ce vétéran du capital-risque n’aime pas le terme de « DeepTech », qu’il juge trop restrictif, il n’en reste pas moins un passionné des découvertes scientifiques, dans le domaine de la physique, de l’optique, de l’imagerie, des « anticipations de rupture », mais il est aussi très conscient des besoins de financement de la transition écologique.
« Il faut capitaliser sur la valeur intellectuelle des labos créés il y a une dizaine d’années », précise-t-il. Une stratégie qui correspond aux désirs croissants d’entrepreuneriat des chercheurs, de plus en plus nombreux à se lancer dans la création d’entreprise, selon le directeur du CNRS Antoine Petit et plusieurs études de BpiFrance.
Avec 260 millions d’euros levés, au-delà des espérances initiales, Blue est une réussite, « malgré un contexte économique peu porteur », observe Pierre-Éric Leibovici. Parmi les investisseurs, une « communauté » de près de 500 personnes physiques, aux côtés d’entreprises et de banques. Un signal encourageant, car face aux jeunes pousses scientifiques américaines, leurs concurrentes européennes se heurtent à un marché plus fracturé. Ainsi qu’à des financements moins accessibles et plus restreints.