Après neuf mois de hausse, l’or en route pour pulvériser un record à 5.000 dollars l’once
Le métal jaune, qui a grimpé de plus de 45 % depuis le début de l’année, vient de franchir le seuil historique des 4.000 dollars. Valeur refuge par excellence, il attire un nombre croissant d'investisseurs et de particuliers.
Le cours de l’or poursuit son ascension vers de nouveaux sommets. Et cette envolée n’est pas près de s’arrêter. Culminant à plus de 4.000 dollars cet automne, le prix du métal jaune pourrait prochainement franchir le seuil fatidique des 5.000 dollars l’once (31 grammes) en 2026, dépassant largement les prévisions de Goldman Sachs.
« L’or reste notre recommandation à long terme la plus convaincante », a affirmé la banque américaine dans une note récente. Une telle appétence pour le métal jaune, au détriment du dollar, commence même à inquiéter certains gérants de fonds aux États-Unis. Sur les Bourses mondiales, les craintes de bulles se propagent à grande vitesse.
Cette poussée de fièvre devrait se poursuivre « en raison de facteurs conjoncturels comme le prolongement de la guerre en Ukraine et des négociations politiques autour du financement de l’État aux États-Unis », prévoit Jean-Philippe Serbera, professeur de finances et spécialiste de politique économique et des marchés financiers à Eklore-ed.
Sur les cinq dernières années, le métal jaune a enregistré des performances spectaculaires, avec une appréciation de 110 % depuis 2020. Et les chiffres de 2025 sont tout aussi remarquables : l’or a bondi de près de 45 % en dollars et 23 % en euros. Du jamais-vu depuis la dernière flambée de 1979.
Dans le contexte économique et géopolitique chahuté, le métal jaune aiguise les appétits des investisseurs. « L’or est le reflet des incertitudes du monde. En Russie ou au Moyen-Orient, aucun des acteurs antagonistes n’a intérêt à stopper la guerre », explique Laurent Schwartz, PDG du Comptoir de l’or.
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