LA TRIBUNE DIMANCHE – Vous avez été nommé directeur général de Suez le 6 juin. Pourquoi avoir quitté vos fonctions de directeur financier chez EDF ?
J’ai passé dix ans dans ce groupe. Une période passionnante, marquée entre autres par l’essor des renouvelables, le développement des réacteurs EPR ou la construction de la centrale nucléaire de Hinkley Point. Mais aussi des moments difficiles, dont la crise énergétique à la suite de l’invasion de l’Ukraine ou le phénomène de la corrosion sous contrainte dans les centrales. Je souhaitais jouer un rôle encore plus opérationnel. Et avoir une proximité avec les clients. Mes expériences chez Veolia, où j’ai passé douze ans, comme au sein du groupe La Poste, ont un point commun : j’ai toujours voulu travailler dans de grandes entreprises françaises avec des enjeux de développement et ancrées dans les territoires. C’est le cas de Suez, qui apporte des solutions très concrètes à des enjeux liés à la santé publique, notamment dans la gestion de l’eau et des déchets.