Royaume-Uni : le coût de construction d'un EPR s'envole
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Le gouvernement a donné son feu vert au projet en juillet 2022 à la centrale de Sizewell C.
Leon Neal
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Le gouvernement a donné son feu vert au projet en juillet 2022 à la centrale de Sizewell C.
Leon Neal
Ce mardi, le Financial Times a affirmé que le coût de construction de la centrale de Sizewell C aurait doublé par rapport au prix initial. Ce site qui doit être constitué de deux réacteurs EPR, chacun d'une puissance de 1,6 gigawatt, devrait commencer sa production d'électricité après 2035. Or, selon le quotidien, qui cite des sources « proches des négociations », son coût de construction monter à 40 milliards de livres (47 milliards d'euros). Le dérapage du budget (qui tient compte de l'inflation) reflète « la hausse des coûts de construction » mais aussi « les retards et dépassements de coûts sur le site jumeau de Hinkley Point C » qui affectent Sizewell C par ricochet, explique le journal.
« Nous ne reconnaissons pas ce chiffre spéculatif - les discussions avec les investisseurs sont en cours et sont commercialement sensibles », a répondu, quelques heures après la publication de l'article, un porte-parole du ministère de l'Énergie britannique auprès de l'AFP. De son côté, EDF n'a pas non plus confirmé auprès des journalistes de l'AFP le montant évoqué.
Pour rappel, l'exécutif britannique a donné son feu vert au projet en juillet 2022 et annoncé en novembre de la même année y prendre une part directe de 50%, en parallèle de la sortie du chinois CGN, initialement partenaire. Londres a déjà investi plusieurs milliards de livres dans le projet. Il n'a toutefois pas encore pris sa décision finale d'investissement et cherche à attirer des financements extérieurs - le processus actuel de levée de fonds devrait se terminer au printemps, selon le gouvernement.
Outre Sizewell C, en développement, EDF porte dans le pays le projet de centrale Hinkley Point C, déjà en construction. Or, son calendrier a lui aussi dérapé et son coût presque doublé - jusqu'à 34 milliards de livres, selon une estimation du groupe l'an dernier qui ne tient pas compte des hausses de prix depuis 2015.
Cette information du Financial Times intervient alors qu'en France, la Cour des comptes a pointé mardi dans un rapport les « dérives » de coûts et de calendrier des projets d'EPR d'EDF à Flamanville, en Finlande et au Royaume-Uni. Le devis initial du chantier de l'EPR de Flamanville, dont la mise en service était initialement prévue en 2012, s'élevait à 3,3 milliards en euros de 2015.
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« En réalité, le coût total à terminaison de Flamanville 3 atteint 20,4 milliards en euros 2015, soit 23,7 milliards en euros de 2023 », écrivent les auteurs du rapport. C'est 1,3 milliard d'euros de plus que la précédente estimation de la Cour des comptes et 4,6 milliards d'euros supplémentaires en prenant en compte l'inflation.
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Elle a notamment recommandé de « limiter l'exposition financière d'EDF » dans ses projets d'EPR à l'étranger et de « s'assurer » que tout nouveau projet international nucléaire « ne ralentisse » pas les calendriers en France.
(Avec AFP)
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