Lyon demeurera-t-elle dans le camp des Écologistes ? L’issue du scrutin s’avère pour le moins incertaine malgré un essouflement de la « dynamique Aulas ».Le 15 mars dernier, le maire écologiste sortant a fait mentir les sondages en décrochant 37,36 % des voix au premier tour, devant son rival Jean-Michel Aulas (36,78 %) soutenu par LR et Renaissance. Ce dernier, ancien président de l’Olympique lyonnais, prédisait déjà un « match retour » ce 22 mars.
Mais la « dynamique Aulas » s’essouffle peu à peu dans son fief lyonnais. Fragilisé par le débat mené avant le premier tour, celui qui était jusqu’ici favori des sondages a refusé tout nouvel échange dans l’entre-deux-tours, prétextant l’accord conclu entre les Écologistes et LFI. Une mesure de prudence, selon Romain Meltz, politologue à l’université Lyon 2 : « Il existe une telle marque d’échec du premier débat que le moindre balbutiement prendrait une dimension incroyablement forte. » Pendant ce temps, le maire de Lyon a mené une seconde moitié de campagne très offensive.
Grégory Doucet fait partie des candidats qui ont, très tôt, conclu une alliance avec LFI en la personne d’Anaïs Belouassa-Cherifi, arrivée troisième au premier tour avec 10,4 % des voix. La candidate a réalisé une « fusion technique » avec la liste de Grégory Doucet, soutenue par le PS et le PC, où figurent désormais neuf candidats Insoumis. LFI s’est engagée à constituer son propre groupe, et ne figurerait pas dans l’exécutif en cas de victoire ce dimanche.