À Bordeaux, un duel serré entre écologiste et macroniste
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Thomas Cazenave fait camapgne à Bordeaux, le 17 mars.
LTD/UGO AMEZ/SIPA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Thomas Cazenave fait camapgne à Bordeaux, le 17 mars.
LTD/UGO AMEZ/SIPA
Premier à être entré en campagne dès le mois de février 2025 en appelant au rassemblement, Thomas Cazenave a réussi la première partie de son pari : il s’offre un face-à-face avec Pierre Hurmic, le maire sortant de Bordeaux. Le député macroniste mène désormais une large alliance Renaissance, LR, Modem, Horizons, Parti radical. Un vrai tour de force six ans après avoir fait irruption à Bordeaux en semant la division entre droite et centre, contribuant ainsi à la bascule historique de la ville à gauche.
Ce dimanche 15 mars, avec seulement 2,1 points de retard sur les 27,7 % obtenus par Pierre Hurmic au premier tour, Thomas Cazenave est plus que jamais déterminé à reprendre la ville. Il a engrangé ces derniers jours le soutien des 11 maires du bloc central élus au premier tour dans la métropole bordelaise et celui de tous ses partis politiques au niveau national. Et le retrait soudain de Philippe Dessertine, qui a renvoyé les deux finalistes dos à dos, semble aussi lui dégager la voie. Avec cet alignement des planètes, il est le seul candidat macroniste en mesure de remporter une grande métropole française.
À l’inverse, la réélection d’un maire écologiste fragiliserait encore un peu plus les ambitions locales du camp présidentiel. Ces enjeux ont nourri ces derniers jours une campagne âpre et tendue. Sécurité, santé, économie, logement, mobilités, écologie : les sujets de fond ont bien souvent laissé la place à une inimitié personnelle de plus en plus palpable entre les deux hommes.