Dans la ville préfecture de la Vendée, le duel entre le maire sortant Luc Bouard (Horizons) et son challenger Romain Bossis, médecin généraliste et figure émergente de la gauche locale, augure d’un match politique très ouvert. Les Yonnais sont appelés à trancher entre continuité et promesse de renouveau.Début mars, le débat entre les cinq prétendants à la mairie de La Roche-sur-Yon a confirmé que Luc Bouard et Romain Bossis dominent la scène, éclipsant les autres candidats en lice : Freddy Roy (UDR, soutenu par le RN), Anita Charrieau (PCF) et Gilles Robin (Lutte ouvrière).
Alors que le maire sortant (depuis 2014) a défendu son bilan, son adversaire de gauche s’est attaché à dénoncer ce qu’il considère comme onze années de pilotage insuffisant.
Luc Bouard, le choix de la stabilité
Après deux mandats, l’élu Horizons mise sur la continuité. Et rappelle que l’agglomération accueille près de 1 000 habitants de plus chaque année, ce qui impose de répondre à la pression immobilière. Il défend la construction de 4 000 logements, dont une part significative de logements privés afin de relancer un marché en recul.
Sur la sécurité, il promet de doubler les effectifs de police municipale, de 20 à 40 agents, pour renforcer la tranquillité publique.
Sa campagne, lancée en septembre 2025, repose sur un message simple : consolider les projets déjà engagés. Pour lui, la stabilité est un atout dans un contexte de « tension générale » pesant sur les collectivités, et les transformations urbaines doivent se poursuivre sans rupture.
Romain Bossis, le candidat du renouveau social
Face à lui, Romain Bossis revendique ouvertement une rupture. Soutenu par les forces de gauche rassemblées sous la bannière Pour La Roche, il a lancé sa campagne devant plus de 300 sympathisants. Le candidat entend répondre à ce qu’il décrit comme une « qualité de vie qui se dégrade », notamment dans les quartiers populaires comme La Garenne, où il a symboliquement tenu son discours de lancement.