L'ancienne ministre Geneviève Darrieussecq tente de ravir la mairie à Charles Dayot, en poste depuis 2017 et qui est visé par trois procédures judiciaires.Les bons comptes font les bons amis dit le dicton. À Mont-de-Marsan (Landes), il prend tout son sens : c’est sur leurs bilans financiers respectifs que deux anciens amis, le maire sortant Charles Dayot et l’ancienne ministre — dans les gouvernements Castex, Borne et Barnier — Geneviève Darrieussecq, s’écharpent notamment.
Le premier, ancien adjoint de la seconde, a hérité du fauteuil de maire de cette ville de près de 32.000 habitants lorsque l’adhérente MoDem a été élue députée en 2017. Or, puisque cette dernière entend désormais récupérer l’écharpe tricolore, ce duel monopolise grandement une campagne comptant deux autres listes, celles du candidat RN Nicolas Lerègle et du candidat de l’alliance de la gauche Frédéric Dutin.
Après de nombreuses passes d’armes entre l’ancien directeur régional de Natixis et la médecin allergologue sur les trois procédures judicaires en cours touchant Charles Dayot, qui est soupçonné de prise illégale d’intérêts dans la vente d’un bien immobilier municipal, de conduite sans permis et visé par une plainte pour harcèlement moral, le débat sur le fond commence timidement.
« D’autres préfèrent aller sur le terrain de la polémique, pas moi. Je rappelle que Geneviève Darrieussecq a fait le choix de la dette, qui a augmenté de 82 millions d’euros pour la ville et l’agglomération entre 2008 et 2017 », réagit Charles Dayot, qui se présente sans étiquette. « Nous avons démontré qu’en ayant une gestion rigoureuse, en sélectionnant les dépenses utiles et ciblées, et en réalisant des investissements structurants — la création d’une entrée de ville végétalisée et adaptée aux mobilités douces, la rénovation du café-musique ou encore de la plaine des sports — nous avons réussi à réduire la dette de près de 12 millions d’euros, tout en maintenant l’important niveau de service public distinguant notre ville », détaille le candidat.