Les pas de côté du MoDem. La chronique de Ludovic Vigogne

La chronique de Ludovic Vigogne
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C’est devenu une habitude le MoDem aime se distinguer aux élections municipales. C’est lors de l’édition 2008 que le parti de François Bayrou a commencé à déployer une politique à la carte, s’alliant là avec la gauche, là avec la droite. Même si depuis la structuration du paysage politique s’est transformée avec l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée, à laquelle il a largement contribué, le scrutin de mars ne fera pas figure d’exception.
Dans un certain nombre de municipalités, la formation centriste a ainsi fait des choix différents de ceux de ses partenaires du socle commun. A Dijon, elle a noué une alliance avec la maire socialiste sortante Nathalie Koenders, à qui François Rebsamen a confié sa succession en 2024, alors qu’Horizons et LR sont rassemblés derrière Emmanuel Bichot. Ce choix n’est en rien une surprise.
Dès 2014, le MoDem avait décidé de se rapprocher de François Rebsamen et François Bayrou et lui sont aujourd’hui très amis. A Tours, il a décidé aussi de faire bande à part par rapport à ses alliés en soutenant Benoist Pierre face au candidat LR-Renaissance, l’ancien maire centriste Christophe Bouchet, et celui d’Horizons, le député Henri Alfandari.
Il y a également les villes où le parti bayrouiste devrait bouder. A Marseille, LR, Renaissance et Horizons sont rassemblés derrière Martine Vassal, mais ce n’est pas le cas du MoDem, qui la juge trop à droite. Si des discussions ont été entreprises malgré tout avec la présidente de Marseille Métropole, elles sont pour l’instant loin d’avoir abouti. Autre pas de côté : Lille. La formation centriste refuse d’apporter son soutien à Violette Spillebout, députée Renaissance, investie aussi par Horizons.
Le camp Bayrou ne digère pas sa conduite de la commission d’enquête sur Bétharram, qui avait mis sur le gril l’ancien Premier ministre. Si quelques contacts ont été noués avec le candidat LR Louis Delmer, ils n’ont pas été finalisés. Le MoDem pourrait donc ne donner à Lille aucune consigne de vote.
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Globalement, le MoDem sera peu présent dans la campagne des municipales à l’échelle nationale. Si à Pau, François Bayrou s’est lancé à la conquête d’un troisième mandat, son parti ne compte aucun maire parmi les 250 plus grandes communes françaises. Cinq députés partent à la conquête de municipalités, mais celles-ci sont de taille moyenne. Parmi eux, Olivier Falorni à La Rochelle, Geneviève Darrieussecq à Mont-de-Marsan ou encore Philippe Vigier à Châteaudun…