Primes de 500 euros, simplification, décentralisation... Les annonces de Lecornu pour améliorer les conditions des mandats municipaux

Lecornu a promis aux maires une prime régalienne de 500 euros par an
LTD/BERTRAND GUAY/Pool via REUTERS

Lecornu a promis aux maires une prime régalienne de 500 euros par an
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« On ne peut pas demander aux maires, agents de l'État, de prendre sans cesse plus de risques sans voir ce risque reconnu. Et donc j'ai demandé aux ministres de travailler à un principe de prime régalienne (...) qui pourrait représenter 500 euros par an pour chaque maire, quelle que soit la taille de la commune », a déclaré le Premier ministre en clôture du 107e congrès des maires réuni à Paris. Il s'agit de « sécuriser (la) capacité (du maire) à prendre un certain nombre d'actes au nom de l'État », a-t-il fait valoir. La France compte environ 35.000 communes.
Le chef du gouvernement entend également prendre un « méga décret » d'ici Noël pour « élaguer » une trentaine de normes « complètement surréalistes ». Il prévoit d'en supprimer encore 70 entre janvier et février, pointant ironiquement sa « préférée » : l'obligation annuelle de vidange des piscines municipales. « Je souhaite que le début du prochain mandat municipal puisse se faire dans la plus grande des simplicités ».
Le Premier ministre, privé de majorité pour faire passer son budget, a fustigé au passage le « désordre politique » au Parlement. Il faut « arriver à sauver la démocratie représentative » et « faire en sorte qu'un chemin de compromis puisse être trouvé » sur le budget, « parce que je ne vois pas beaucoup de bonnes nouvelles pour le pays issu du désordre politique », a-t-il affirmé.
« Je ne vois pas beaucoup de progrès social qui peut sortir du désordre politique », ni « beaucoup d'avancées pour les collectivités territoriales, les services publics de proximité pour celles et ceux qui vont s'engager demain pour leurs territoires », a-t-il énuméré. « Et dans un moment si dur sur le terrain géopolitique, la France ne peut pas se permettre un déclin. »
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Les maires n'ont pas semblé convaincus par le discours du locataire de Matignon. « Il y a eu deux angles morts dans le discours du Premier ministre », a déploré David Lisnard, le président de l'Association des maires de France et maire LR de Cannes : « La décentralisation et la question des finances publiques ».
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