ENTRETIEN EXCLUSIF – Le candidat socialiste promet « un changement de méthode » par rapport à la maire sortante.Quelle serait votre première décision si vous étiez élu maire de Paris ?
EMMANUEL GRÉGOIRE — Une fois maire, je convoquerai un Conseil de Paris exceptionnel pour lancer dès les premiers jours quatre mesures majeures pour l’avenir de notre capitale : un programme de lutte contre le sans-abrisme, le lancement d’une convention citoyenne, dès avril, pour engager la refonte globale du périscolaire parisien, dont les conclusions entreront en vigueur dès la rentrée 2026. Paris doit être une ville qui protège ses enfants, et ça commence par l’école. Ensuite, nous déploierons un plan d’action pour le logement comprenant la création immédiate d’une brigade consacrée à la protection du logement et des locataires ainsi que le renforcement de la lutte contre les meublés permanents dans la capitale. Enfin, la question de la vente du Parc des Princes sera inscrite à l’ordre du jour, avec l’ouverture du dossier PSG et la présentation de cette option aux conseillères et conseillers de Paris.
Laquelle de vos mesures changera le plus la vie des Parisiens ?
La remise sur le marché de logements pour les Parisiens. Se loger à Paris est devenu un parcours du combattant. Mon ennemie, c’est la spéculation immobilière : 60 % des logements à la location sont détenus par des personnes qui possèdent au moins cinq biens immobiliers. Il y en a 300.000 qui sont vides toute l’année ou en partie, et ce n’est pas acceptable. Il m’est insupportable qu’un étudiant galère pour s’installer à Paris ou qu’une famille cherche un logement plus grand à la naissance d’un enfant mais ne le trouve pas. Incontestablement, il faut un choc d’offre. Je fais donc de ce sujet une priorité absolue. Je veux lutter contre les logements vacants, contre les meublés touristiques permanents qui gâchent la vie des Parisiens et qui leur soustraient des -logements.
Si vous deviez définir votre projet en un seul mot, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?
Fierté. Je veux que les Parisiens soient fiers de leur ville et fiers de leur maire. Je souhaite qu’ils se disent qu’ils vivent dans un endroit où il fait bon vivre, où il y a de la bienveillance, de la liberté peu importe d’où l’on vient ou qui l’on aime. Une ville dans laquelle chacun peut se projeter avec confiance et optimisme vers l’avenir.