LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous êtes engagé auprès de Pierre-Yves Bournazel. S’il était élu maire de Paris, qu’est-ce qui changerait ?
CLÉMENT BEAUNE — Il y aura beaucoup plus de sérieux dans la vie quotidienne. Je crois que le changement que veulent les Parisiens n’est pas de nature idéologique. Il relève de la méthode, de la manière de faire. Les Parisiens veulent que l’on remette du sérieux, alors que le bilan des sortants, Emmanuel Grégoire et David Belliard, est celui de la grande négligence. Il y a eu un grave manque de vigilance sur le péri-scolaire, de rigueur de gestion avec l’explosion de la dette, de planification et de professionnalisme sur les travaux ou la circulation.
Regardez les transports : à raison, on a développé le vélo, mais on a mis en danger le piéton et ralenti les bus. Sur les trois fonctions essentielles d’une municipalité – propreté, sécurité et mobilité –, il faut s’occuper à nouveau des Parisiens. Avec Pierre-Yves Bournazel, il n’y aura pas de grand bond en arrière. Ce qui marche avec Anne Hidalgo sera gardé, mais il y aura du concret : c’est le premier à avoir proposé d’ouvrir trois lignes de métro la nuit et des lignes de bus express sur les grands axes. Et dans le périscolaire on imposera une formation et un contrôle avant toute embauche.