Carburants, engrais, plastique... Sébastien Lecornu face à une crise amenée à durer
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Sébastien lecornu à l'Assemblée nationale, le 5 mai 2026.
LTD/REUTERS/Alice Sacco
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Sébastien lecornu à l'Assemblée nationale, le 5 mai 2026.
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Les semaines se suivent et se ressemblent pour Sébastien Lecornu. En déplacement ou au Parlement, le Premier ministre est interpellé sur la crise des carburants et égrène au cas par cas des aides qu’il promet d’ajuster selon l’évolution de la situation. Il doit ainsi reprendre la parole en début de semaine pour annoncer de nouvelles mesures ciblées alors que la perspective d’une issue rapide au conflit s’éloigne. « La géopolitique est rentrée dans le réservoir de carburant des Français, analysait-il mardi. Cela va durer, c’est systémique. »
Après bientôt deux mois et demi de guerre et de blocage du détroit d’Ormuz, l’exécutif est en effet forcé d’admettre que la situation ne s’améliore pas. « On était sur un pic, on est désormais sur un plateau, sur quelque chose de plus structurel, acte un conseiller à Bercy. Il faut penser l’accompagnement à moyen terme. » D’où l’appel du Premier ministre, en milieu de semaine, à « changer d’échelle ».
Compte tenu de la situation toujours délicate des finances publiques, d’autres dispositifs sont examinés au-delà des aides financières. L’exécutif mise ainsi sur la simplification et le déblocage de normes – à l’échelle européenne notamment – pour faciliter la tâche de certaines filières. C’est le cas du secteur aérien : vendredi, Bruxelles a ouvert la porte à l’utilisation du Jet A, un kérosène américain plus facilement accessible que celui utilisé en temps normal par les compagnies européennes. La France soutient cette idée.