Loin de chez eux la majeure partie de l’année, les frères Lebrun organisent leur quotidien itinérant. Qui, depuis ce 2 mai, passe par Londres pour les Mondiaux par équipes.
L’autorisation de voyage électronique (ETA) pour entrer au Royaume-Uni, en vigueur depuis avril 2025, est dématérialisée. Heureusement pour Félix Lebrun qui, à 19 ans, utilise déjà son troisième passeport. S’il a renouvelé le premier en raison de la date d’expiration qui approchait, les pages du deuxième ont été vite remplies par les visas des nombreux pays visités ces dernières années.
Rien que sur les quatre premiers mois de 2026, le double médaillé de Paris 2024 s’est rendu au Qatar, à Singapour, en Chine et à Macao. « C’est une chance de découvrir autant d’endroits », positive le 4e joueur mondial, qui a choisi de prendre « du bon côté » ces déplacements qui aèrent l’âme mais alourdissent les paupières.
Jusqu’à récemment, ni lui ni son frère ne savaient que la première édition des championnats du monde, en 1926, avait eu lieu à Londres. Que la fédération internationale (ITTF) ait décidé de célébrer le 100e anniversaire dans la capitale anglaise a permis aux pongistes français d’effectuer leur plus court déplacement depuis les Jeux olympiques.
Pour une fois qu’il se met à table à une distance raisonnable de l’Hexagone, Alexis Lebrun pourrait bien être encouragé par sa copine. Malgré le coût exorbitant du séjour londonien. « Les proches viennent nous soutenir dès que les compétitions ne sont pas trop éloignées », confie l’aîné, habitué à ne pas repasser par Montpellier pendant des semaines.
Risques de lassitude
Alors chaque retour, même court, est dégusté. Cela a été le cas des trois jours accordés en milieu de semaine dernière, entre la fin d’un stage de préparation intense au Creps de Nantes et le grand départ pour Wembley, où l’équipe de France masculine a débuté hier par une victoire face à Taïwan (3-0). Alexis Lebrun n’a encore jamais oublié l’adresse de son domicile, mais pour engager la voiture sur le bon itinéraire, c’est une autre histoire. « Il faut que je mette le GPS pour m’y retrouver », avoue-t-il, sans incriminer la correction de ses verres de lunettes.
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