« L’appétit vient en mangeant » : Ogier rejoint Loeb au sommet du WRC

Solen Cherrier, avec Stéphane Colineau
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Sebastien Ogier et Vincent Landais.
LTD/Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

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Sebastien Ogier et Vincent Landais.
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Une « Marseillaise » au milieu du désert. Au bout du dernier rallye de la saison, en Arabie saoudite, Sébastien Ogier a décroché son 9e titre WRC, le premier avec Vincent Landais comme copilote et le troisième avec Toyota. Il rejoint l’icône Sébastien Loeb sur le toit du monde. Loin, très loin, devant les Finlandais Juha Kankkunen et Tommi Mäkinen, dominateurs dans les années 1980 et 1990 avec quatre sacres chacun.
L’année 2013, celle du premier titre du Gapençais après le novennat de l’Alsacien (2004-2012), avait marqué un passage de témoin entre deux hommes qui ont eu du mal à s’apprivoiser mais ont appris à s’apprécier. Djedda a été le théâtre d’un nouveau point de bascule de l’histoire.
Loeb compte, certes, plus de victoires en rallyes (80 contre 67) et de podiums (120 contre 115), mais Ogier a la vie devant lui. À bientôt 42 ans (il les aura le 17 décembre), celui qui est devenu le plus vieux champion du monde repartira en conquête la saison prochaine. Et celle-ci lui a montré qu’il n’avait pas besoin de prendre tous les départs pour parader à la fin.
Engagé à temps partiel afin de profiter de sa famille comme il le fait depuis son dernier titre en 2021, le Français envisageait huit courses. Il a revu ses ambitions à la hausse au fur et à mesure que la concurrence patinait et que la perspective d’un titre prenait de l’épaisseur.
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Onze courses (sur 14), dix podiums, six victoires et le tour est joué. « C’est peut-être l’une des meilleures saisons de ma carrière en matière de performance et de régularité », reconnaît Ogier. « L’appétit vient en mangeant et Sébastien a retrouvé un appétit d’ogre », souligne Julien Ingrassia. Celui qui a été son copilote pendant seize ans imagine d’autant plus une dixième couronne que le Finlandais Kalle Rovanperä et l’Estonien Ott Tänak, trois titres mondiaux à eux deux, ne seront plus là. « Ce sera très dur de reproduire un tel niveau de performance car dans les sports mécaniques il y a beaucoup de paramètres que l’on ne contrôle pas », pondère l’intéressé.
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Solen Cherrier, avec Stéphane Colineau