Euro de handball : Karl Konan, roi de sa moitié de terrain
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Karl Konan lors de la demi-finale du Championnat du monde face à la Croatie, le 28 janvier 2025.
LTD/Baptiste Fernandez/Icon Sport
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Karl Konan lors de la demi-finale du Championnat du monde face à la Croatie, le 28 janvier 2025.
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Le compte n’est pas bon. D’une source à l’autre, le nombre de ses récompenses de meilleur défenseur de l’année varie. « Moi-même je m’y perds », rassure Karl Konan, qui finit par s’arrêter sur un total de six, dont cinq à la suite. Le spécialiste de 30 ans, recruté l’été dernier par le PSG, apprécie la cérémonie des trophées LNH, qui réunit chaque année le gratin du hand français. Il cite plusieurs concurrents méritants, tel son partenaire en bleu Thibaud Briet, et rechigne à être considéré comme le plus fort du pays. Karl Konan a raison : il est le meilleur au monde.
Le site de son club comme celui de la Ligue le présentent toujours comme un arrière gauche. C’est sur le tard, lors de sa deuxième saison à Montpellier (2023-2024), qu’il a été fixé pour de bon en défense par Patrice Canayer. Une transformation réussie en son temps avec Didier Dinart. La référence absolue.
« Je ne cache pas une réelle frustration de ne pas avoir ma chance en attaque », dit-il aujourd’hui. Mais il l’accepte, tant ses performances des deux côtés du terrain sont « déséquilibrées ». En championnat, il tourne à 1,07 but par match, une moyenne qui serait remarquable s’il évoluait avec les footballeurs du PSG – « là, tu me tailles », se plaint gentiment le colosse, qui n’a jamais marqué plus de deux buts dans un match hexagonal.
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Son caractère lui enjoint de voir le verre à moitié plein. Alors, il convient qu’il se repose presque « la moitié du match ». Chaque fois qu’il cède sa place à un élément offensif, il prend quelques secondes pour analyser la dernière situation avec l’entraîneur adjoint, toujours assis à côté de sa chaise. Ces allers-retours s’ajoutent à ses déplacements incessants devant la zone, dans la largeur mais aussi vers l’avant lorsqu’il vient perturber les passes du demi-centre. Des efforts « très énergivores ».
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